Un séjour programmé depuis un an et demi, à Montier, novembre 2007.
Coup de foudre pour l’ibijau, premier contact avec Bruno Pambour, éloquent et passionné… ça donne envie, hop, décision prise, nous irons au Venezuela.
Pas en 2008 où les destinations sont déjà arrêtées, ce sera donc pour février 2009…
Des chiffres, des chiffres, des chiffres :
15 jours sur place, 14 nuits, levers à 05h00 tous les matins, 5 étapes, plus de 270 espèces d’oiseaux, 15 de mammifères, 10 de reptiles, un nombre non défini d’insectes, arachnides et autres acariens (gare aux garrapatas, dont je ne manquerai de vous causer)… 2200 km de liaisons, plus de 20 heures en bateau, une cinquantaine d’heures en camion-safari et quelques km à pied, 2 amateurs, 4 boîtiers, 5 objectifs du 17 au 800 mm, 180 Go de photos prises…
Et surtout, surtout, plein d’images, d’émotions que nous essaierons de vous faire partager…
Allez, je commence à conter sans compter, aidé par les notes de ma blonde que j’ai honteusement pompées (les notes, faut-il le préciser ? Et sinon d’ailleurs pourquoi y aurait-il un s, j’vous demande, Émile ? Et puis qu’en plus, ça vous regarde pas…)
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard et sa blonde
Et Catherine vous offre un index (172 espèces) qui sera mis à jour aussi régulièrement que possible
Edit/Catherine : Index que je place en page 31, et à la fin du fil car il est trop long, je n'ai pas la place ici
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
http://www.safari-tanzanie.com
Embarquement à Roissy sous le signe de l’antiterrorisme, chaque objectif et chaque boîtier sorti de leurs sacs et passé aux RX dans leur petite cuvette individuelle, grosse interrogation causée par ce qui ressemble fort à un chargeur et ses balles. Une fouille approfondie permet de dénicher et d’identifier le responsable, glissé dans la poche latérale d’un sac où je l’avais oublié : c’est le kit d’embouts de tournevis du couteau multi-usages Leatherman qui, lui, voyage en soute… On me permet gracieusement de voyager en cabine avec ces armes par destination (du moins si l’on dispose de quoi projeter à très grande vitesse un morceau de métal de 2 cm de long). Bon, c’est du sérieux, ça rassure quelque part…
Notre programme comprend deux parcs sur la côte, deux hatos (ranches / latifundia) dans les Llanos et deux sites dans les Andes… Du varié. Du sérieux. Nous avons eu la bonne idée de ne pas emporter de guide papier pour des raisons de poids (malentendu sur le poids autorisé des bagages) et, pour la plus ornitho des deux, sinon la seule, de ne pas regarder les photos des copains pour ne pas déflorer les contacts sur place. Bon, d’accord, ma blonde avait accepté de jeter un œil à la documentation que j’avais soigneusement compilée dans notre PC tout beau tout neuf tout super (pensez, 4 Go de RAM et 320 Go de disque dur, on allait voir ce que l’on allait voir). Première mini-contrariété d’un voyage qui en fut heureusement pauvre, ce p… d’Asus tout moche et tout nase, si bien tout neuf, se met en rade à la première tentative de mise en route ! BL-diagnostic : disque dur aux pelotes… à confimer par le SAV (c’est en cours).
Débarquement à Caracas après un vol Air France Paris-Caracas dans un 747 à moitié vide, c’est bien, s’pas, de voyager en dehors des week-ends. Bon, c’est un des deux vieux (sur 14 affectés à la ligne) sans écran. Mais pas grave, on a le PC pour passer le temps, hein ? C’est pas comme s’il était en panne, ah, zut, justement… Passage des bagages à main aux rayons X, c’est la première fois que nous avons ça à l’arrivée dans un aéroport. Interrogations : matériel neuf ou pas ? Je ne comprends pas, ah, si, oui, y a du neuf mais nous n’avons pas l’intention de le revendre sur place… Bien sûr, sauf offre que nous ne pourrions refuser, par exemple faite par un caballero courtois mais ferme et puissamment armé, ce qui n’est pas tout à fait du domaine de l’impossible.
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
http://www.safari-tanzanie.com
Attente du reste du groupe qui est passé par Madrid et arrive 3 heures plus tard, gros retard oblige (y a du vent, et du fort, nous avons quitté la France avec une tempête dans le Sud-Ouest).
Avec Bruno Pambour, notre guide ornitho (le meilleur guide ornitho francophone pour l’Amérique du Sud, comme pense une personne qualifiée que je ne nommerai pas, Dominique) et Sergio, (le meilleur chauffeur accompagnateur guide d’Amérique du Sud et le plus charmant, comme je pense pour ne pas me nommer), nous sommes 10.
Du plus jeune (Thibault) au plus âgé (ma pomme), du plus léger (X) au plus lourd (ma pomme), du plus calé au plus ignare (ma pomme), du plus gentil au plus que plus, bon, j’arrête…
Notre groupe comporte au moins deux-trois ornithologues compétents, avec documentation et pour l’une d’entre eux expérience sur le terrain en Amérique du Sud, un photographe sérieux de chez sérieux avec assistante dévouée et, donc, vos serviteurs, quasi ignares en avifaune sud-américaine pour l’une et en avifaune mondiale pour l’autre (aux chardonnerets près, œuf corse).
On trouve, si l’on cherche bien, 4 vétos, dont deux libéraux que vous connaissez un peu et Ariane et Laurent, fonctionnaires, deux enseignants, Dominique et Thibaud, et deux fonctionnaires européens, Pierre et Sylvina. Les connaissances ornitho vont de moins que rien (votre serviteur. Bien sûr, à part les chardonnerets…) à bien plus que beaucoup (Bruno, Dominique) en passant par des niveaux assez honorables à très honorables (Laurent, fin connaisseur en rapaces, objets de sa thèse en quelques centaines de pages).
L’intérêt pour la photo varie de même, je dirais presque inversement avec celui pour l’ornithologie, sauf pour Bruno, œuf corse, deux d’entre nous n’ont pas encore sauté le pas du numérique et consomment des pellicules, autant dire que leurs déclenchements seront moins nombreux, bien que l’on puisse penser que la qualité finale de leur production ne sera pas en retrait. Si l’on me passe ces considérations grammaticales et sémantiques, je dirai que la conjonction concessive est peut être inappropriée « bien que » ne serait-il pas à remplacer par « d’où ? ». Sergio est également un excellent photographe, mais la plupart du temps, il exercera son art individuellement, étant à peu près aussi grégaire qu’un jabiru, si nettement moins grenouillophage.
Pierre, Thibault et vos serviteurs sont en Canon, Pierre avec un matériel de pro : 1 D MkIII 1 Ds MkIII et, entre autres, 14 L, 300 f2.8 l IS 600 f/4 L IS, Bruno est en Nikon D3 et VR 500 f/4, Sergio en Nikon avec un Sigma 50-500, Ariane en Nikon argentique, Laurent en Pentax et Dominique utilise un bridge, avec parcimonie et à bon escient…
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
http://www.safari-tanzanie.com
Deuxième contrariété, non seulement l'Asus est en rade, mais c’est Carnaval. Bon, pas de quoi se fâcher, me direz-vous, d’autant que, vu la date du séjour, c’est pas vraiment un scoupe… carême en février, hein. Et puis pour quelqu’un qui est né le jour des crêpes, la Chandeleur et Mardi-gras sont les fêtes des fêtes. Oui, mais voilà, figurez-vous que la compagnie aérienne, régulière qu’elle est mais surprise sans doute de cette carnavalitude si inattendue, a annulé le vol qui devait nous permettre de rejoindre Caracas des Andes le dernier jour. Donc annulation d’une demie journée de photos et 700 km en voiture au lieu de 1H30 en aéronef. Il en faudrait plus pour altérer ma bonne humeur, s'pas... Paske, c'est pas pour me pousser du col, mais je suis plutôt cool comme gars...
A demain !
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
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Sortie de l’aéroport, où nous avons longuement pu admirer sur un écran super géant des super défilés de super Miss, super minces et super grandes. Au naturel, nous n’avons pu en voir dans l’aéroport, sans doute partie remise…
En attendant, en voiture ! Et quelle voiture, un superbe van bleu foncé aux vitres très fumées (comme tous les véhicules ici, protection contre la chaleur et sans doute aussi raisons de sécurité)… Il est tout neuf, offre 3 rangées de 3 places pour les passagers, un vaste coffre, la clim’, un moteur essence de 7 l (moteur de Hummer, excusez du peu). Certes, ça fait un peu corbillard, mais c’est bien efficace, même sur les routes très pentues et chargé à bloc des 10 compadres et de leurs impedimenta. Seuls ch’tits reproches, les vitres fumées qui gênent la vue, mais il y a des raisons, et des bonnes, cf. supra, et sur les chaussées défoncées qui sont l’ordinaire du réseau routier vénézuélien, le confort aux places arrière est…, disons perfectible (voiture américaine, sans doute essieu rigide et « suspension » à lames plus adaptée aux roadways nord-américaines qu’aux « routes » sud-américaines) : ainsi ma blonde heurtera un bon peu le plafond, alors que, curieusement, mon assise est plus stable, étonnant, non ? Les routes sont souvent dans un tel état que les pistes sont préférables aux présumées routes. Pendant tout notre périple, nous serons heureusement conduits par Sergio tout en douceur (et en sécurité) sur les ci-devant citées chaussées défoncées.
Le parc automobile va du vieux pick-up défoncé au 4x4 de luxe flambant neuf. Peu de petites voitures, il faut dire que le litre d’essence à moins de 6 centimes d’euro (au cours officiel) n’incite pas aux économies d’énergie. Tout cela est conduit avec virilité, sinon machisme… La circulation pendant le carnaval, avec ses chauffeurs bien excités et alcoolisés n’est pas à la portée du premier venu, heureusement-bis, Sergio a l’œil. Les contrôles de police, très fréquents et très rapprochés à certains endroits ne permettent apparemment pas de filtrer tous les fêtards.
En route vers notre première étape, Morrocoi.
Avec leurs petites lumières qui percent la nuit les ranchitos (équivalents vénézuéliens des favellas) qui occupent les collines autour de la vaste mégalopole de 8 millions d’habitants qu’est Caracas, sont bien pittoresques de nuit, sinon bien fréquentables et agréables à habiter.
Nous arrivons à la Posada El Limon, sympa et simple, construite dans le style hacienda. Après un bon dîner (paella et soupe, les soupes seront de tous nos repas, ou presque, déjeuners comme dîner, soupes toujours bonnes et parfois délicieuses, ah la coriandre andine !). Premier contact avec la vie animale : deux bichons ou assimilés jouent ensemble, la direction nous signale d’ailleurs que la nuit, attention, les chiens sont lâchés !
Autre contact, deux tortues terrestres gigantesques ont leur enclos près de notre table sous la véranda.
Enfin, bien moins plaisant, deux superbes aras sont confinés dans une cage. Nous apprendrons que les aras et reptiles (iguanes), voire les singes, font partie des attractions quasi obligatoires offertes par les posadas à leurs hôtes. « Ouvrez la cage aux oiseaux ! » n’est pas encore un tube vénézuélien, tant s’en faut… Pas de photos de ces malheureux.
Allez, hop, au lit dans notre chambre pour une bonne nuit, sinon longue. Réveil prévu pour 5 heures… et direction le parc Henri Pittier…
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
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Bon, c'est évident pour ceux qui nous connaissent, mais... J'en profite pour préciser que les photos ont été prises par Catherine ou moi-même selon le cas mais ont toutes (ou presque) été traitées par Catherine.
Le charmant est un tamandua ou fourmilier arboricole, Tamandua tetradactyla (ou éventuellement son cousin du nord T. mexicana ?).
Bises
Bernard
PS : dans l'ordre d'apparition à l'écran nos vedettes sont : grand ibijau, coq de roche (Monsieur), guit-guit émeraude, merganette (Madame), dendrocygnes à ventre noir et ibis rouges, tamandua, capybara (Madame), frégate (Monsieur, et en forme !), Dodge.
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
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Après l’Asus (pb de BIOS d’après le réparateur, ça fait plaisir), c’est l’Iphone qui tombe en panne ! C’est complet. J’ai eu la bonne idée de me servir de son alarme comme réveil, et bingo ! je suis à peine couché qu’il dzoingue comme un dingue ! Je retiens ma juste vengeance et ne l’écrase donc pas d’un talon justicier quand je me rends compte que, par une coïncidence peu ordinaire, il est 5 heures du mat’. Je décide donc, grand et généreux comme d’hab’, de passer l’éponge, mais il a intérêt à se tenir à carreau, le dzoingueur-bipeur fou. Ablutions matinales, petit déj, (ah, le café vénézuélien ! on en a sinon tué, du moins condamné à des peines sévères pour moins que ça, tiens, par exemple, ne plus jamais boire que ça comme café…), et en voiture, Simone !
Direction le parc national Henri Pittier, Ci-devant parc Rancho Grande, il a été créé en 1937 et rebaptisé en 1953 en l’honneur du géographe naturaliste botaniste suisse qui a eu droit en prime l’attribution de son nom à une plante fleurie endémique du parc, Gunnera pittierana, une des 96 espèces du genre Gunnera dont je n’ai malheureusement pas de photo de la plante, mais de son putatif papa, si.
La superficie du parc est d’un peu plus de 1000 km², il va de la mer jusqu’à la Cordilière côtière qui culmine à 2430 m. Il comporte donc selon l’altitude des zones climatiques diverses, zones arides près de la côte, rendez-vous de migrateurs en saison, zones humides à très humides dans les forêts pluviales. On y trouve près de 600 espèces d’oiseaux, 40 % de l’avifaune du Venezuela. Très brillamment, nous en verrons 5 % (31) et nous arriverons à en photographier la moitié, plus ou moins bien si l’on est indulgent ou plus ou moins mal si… (mais attention, dans ce cas là, je boude, je vous parle plus) en 3-4 heures.
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
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Nous nous garons au col de Portachuelo. Nous attendons la clef du portail du chemin de la station biologique des mains du gardien (que de de et de du, dis-donc) qui est en retard car il a dû conduire son fils à l’hôpital dans la nuit.
Nous en profitons pour voir un quetzal, disons entrevoir, le plus souvent de dos et à contre-jour… ça fait quand même plaisir, même si, nigaud que je suis, je l’attendais avec la grande queue qui caractérise son cousin du nord (au Costa Rica, voir ici sa photo par Tony Crocetta). Pas de photo mais un grand souvenir… Bon, ça c'est fait. J'avais promis à une amie de forum de lui rapporter une belle photo, ce sera pour une autre fois, désolé, M.-N. Le quetzal était un de mes trois souhaits avec le faisan qui pue, le cobaye géant et mes cousins forestiers. OK, ça fait 4 mais vous avez jamais lu le père Dumas ?
Et plein d’autres oiseaux, nous perdons pied (enfin, moi, y a longtemps que je flotte) devant tant d’inconnus exotiques aux noms exotiques itou. Faut dire qu’histoire de nous donner quelques complexes (enfin, moi, là-dessus je suis coule, car je flotte…), nous faisons connaissance avec les connaissances ornitho hors pair de Bruno et de celles presque aussi impressionnantes de Dominique qui lui vaudront illico presto d’être promue première assistante. Poste dont elle s’avèrera indéboulonnable malgré les tentatives des valeureux impétrants Laurent et Thibault…
Le côté joueur de flûte d’Hamelin de Bruno nous est également révélé. J’avais bien lu, distraitement, que Bruno mentionnait l’existence d’une sonothèque, je ne voyais pas trop son utilité pratique. Ben là, je suis venu, j’ai vu, j’ai vécu. Ou entendu plutôt. Bruno ne se déplace pas sans avoir accroché à la ceinture (qu’il n’a pas, mais ça revient au même, chipotez pas) un ipod relié à un haut parleur portable. Sur cet ipod, avec les indispensables (i.e. les Réquisitoires de Desproges), sont enregistrés les CD des chants d’oiseaux sud-américains.
Deux manières de pratiquer : Bruno a repéré visuellement, et une vue éclair lui suffit, l’espèce du piafou, ou il a reconnu le piafou par son chant et il met en lecture la piste correspondante. Piafou se dresse alors sur ses ergots devant l’intrusion d’un rival dans son territoire et volette de ça de là devant nos yeux émerveillés, s’offrant ainsi (dans le meilleur des cas) à la gourmandise de nos gros objectifs… Soit l’espèce n’est pas déterminée ou pas présente dans les enregistrements ipodesques, et Bruno utilise le chant de la chevêchette, l’ennemie intime des piafous du coin qui la trouvent pas chouette et qui sont censés s’empresser d’accourir pour éloigner la supposée intruse de leurs nids. Et si ça marche ? Ben oui, dans certains cas, ça court même, ça vole ! Au fil de nos sorties, cela me deviendra un must, accro aux chants d’oiseaux, addict aux ramages, cuis cuis et autres gazouillis, devins-je…
Nous admirons aussi le paysage de forêt tropicale pluviale avec les brumes qui vont avec, le caractère étouffant, moite, tout quoi… Tiens, il ne me manque qu‘un marsupilami pour me croire en Palombie…
La clef arrive, nous montons doucettement à la station biologique Rancho Grande. Vision incongrue de gros blocs de béton en déshérence dans la forêt. Enfin, pas tout à fait car ce qui devait être un grandiose hôtel pour touriste fortunés au milieu de nulle part, rêve fou d’un dictateur oublié, a été repris par l’Université pour constituer une station biologique. Qui ne respire pas la prospérité, toits en ruine et rouille à tous les étages. Un peu comme le panneau ci-dessous :
ou la collection hétéroclite de bocaux à serpents...
Nous grimpons sur la terrasse, plus ou moins à hauteur de canopée, où une installation de nourrissage à oiseaux a été édifiée, assez astucieusement même, avec des branches rajoutées pour éviter les photos de mangeoire assez peu esthétiques.
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
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Le spectacle est permanent, nous sommes aussi prêts que le permettent les distances minima de mise au point de nos cailloux, les piafous se succèdent, se querellent, chamaillent, houspillent, bref, nous offrent un spectacle dont on ne se lasse pas.
Le 800 f/5,6 L IS patine un peu, du moins son autofocus, avec l'EOS 50 D, d'un commun accord (sauf celui de ma blonde, Je plaisaaaaante ), nous décidons de le monter pour le reste du séjour sur le 1 D MkIII.
Parmi les espèces vues et photographiées, pris à main levée à l'endroit où nous avons garé la voiture, un colibri.
1- Colibri à poitrine violette (Violet-chested Hummingbird) Sternoclyta cyanopectus
1A
1B
1C
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard
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De Bernard BLESL, le 06 mars 2009 à 20h45
Coup de foudre pour l’ibijau, premier contact avec Bruno Pambour, éloquent et passionné… ça donne envie, hop, décision prise, nous irons au Venezuela.
Pas en 2008 où les destinations sont déjà arrêtées, ce sera donc pour février 2009…
Des chiffres, des chiffres, des chiffres :
15 jours sur place, 14 nuits, levers à 05h00 tous les matins, 5 étapes, plus de 270 espèces d’oiseaux, 15 de mammifères, 10 de reptiles, un nombre non défini d’insectes, arachnides et autres acariens (gare aux garrapatas, dont je ne manquerai de vous causer)… 2200 km de liaisons, plus de 20 heures en bateau, une cinquantaine d’heures en camion-safari et quelques km à pied, 2 amateurs, 4 boîtiers, 5 objectifs du 17 au 800 mm, 180 Go de photos prises…
Et surtout, surtout, plein d’images, d’émotions que nous essaierons de vous faire partager…
Allez, je commence à conter sans compter, aidé par les notes de ma blonde que j’ai honteusement pompées (les notes, faut-il le préciser ? Et sinon d’ailleurs pourquoi y aurait-il un s, j’vous demande, Émile ? Et puis qu’en plus, ça vous regarde pas…)
Amitiés à tous et bises aux autres
Bernard et sa blonde
Et Catherine vous offre un index (172 espèces) qui sera mis à jour aussi régulièrement que possible
Edit/Catherine : Index que je place en page 31, et à la fin du fil car il est trop long, je n'ai pas la place ici
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De Bernard BLESL, le 06 mars 2009 à 20h51
Embarquement à Roissy sous le signe de l’antiterrorisme, chaque objectif et chaque boîtier sorti de leurs sacs et passé aux RX dans leur petite cuvette individuelle, grosse interrogation causée par ce qui ressemble fort à un chargeur et ses balles. Une fouille approfondie permet de dénicher et d’identifier le responsable, glissé dans la poche latérale d’un sac où je l’avais oublié : c’est le kit d’embouts de tournevis du couteau multi-usages Leatherman qui, lui, voyage en soute… On me permet gracieusement de voyager en cabine avec ces armes par destination (du moins si l’on dispose de quoi projeter à très grande vitesse un morceau de métal de 2 cm de long). Bon, c’est du sérieux, ça rassure quelque part…
Notre programme comprend deux parcs sur la côte, deux hatos (ranches / latifundia) dans les Llanos et deux sites dans les Andes… Du varié. Du sérieux. Nous avons eu la bonne idée de ne pas emporter de guide papier pour des raisons de poids (malentendu sur le poids autorisé des bagages) et, pour la plus ornitho des deux, sinon la seule, de ne pas regarder les photos des copains pour ne pas déflorer les contacts sur place. Bon, d’accord, ma blonde avait accepté de jeter un œil à la documentation que j’avais soigneusement compilée dans notre PC tout beau tout neuf tout super (pensez, 4 Go de RAM et 320 Go de disque dur, on allait voir ce que l’on allait voir). Première mini-contrariété d’un voyage qui en fut heureusement pauvre, ce p… d’Asus tout moche et tout nase, si bien tout neuf, se met en rade à la première tentative de mise en route ! BL-diagnostic : disque dur aux pelotes… à confimer par le SAV (c’est en cours).
Débarquement à Caracas après un vol Air France Paris-Caracas dans un 747 à moitié vide, c’est bien, s’pas, de voyager en dehors des week-ends. Bon, c’est un des deux vieux (sur 14 affectés à la ligne) sans écran. Mais pas grave, on a le PC pour passer le temps, hein ? C’est pas comme s’il était en panne, ah, zut, justement… Passage des bagages à main aux rayons X, c’est la première fois que nous avons ça à l’arrivée dans un aéroport. Interrogations : matériel neuf ou pas ? Je ne comprends pas, ah, si, oui, y a du neuf mais nous n’avons pas l’intention de le revendre sur place… Bien sûr, sauf offre que nous ne pourrions refuser, par exemple faite par un caballero courtois mais ferme et puissamment armé, ce qui n’est pas tout à fait du domaine de l’impossible.
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De Bernard BLESL, le 06 mars 2009 à 20h52
Attente du reste du groupe qui est passé par Madrid et arrive 3 heures plus tard, gros retard oblige (y a du vent, et du fort, nous avons quitté la France avec une tempête dans le Sud-Ouest).

Avec Bruno Pambour, notre guide ornitho (le meilleur guide ornitho francophone pour l’Amérique du Sud, comme pense une personne qualifiée que je ne nommerai pas, Dominique) et Sergio, (le meilleur chauffeur accompagnateur guide d’Amérique du Sud et le plus charmant, comme je pense pour ne pas me nommer), nous sommes 10.
Du plus jeune (Thibault) au plus âgé (ma pomme), du plus léger (X) au plus lourd (ma pomme), du plus calé au plus ignare (ma pomme), du plus gentil au plus que plus, bon, j’arrête…
Notre groupe comporte au moins deux-trois ornithologues compétents, avec documentation et pour l’une d’entre eux expérience sur le terrain en Amérique du Sud, un photographe sérieux de chez sérieux avec assistante dévouée et, donc, vos serviteurs, quasi ignares en avifaune sud-américaine pour l’une et en avifaune mondiale pour l’autre (aux chardonnerets près, œuf corse).
On trouve, si l’on cherche bien, 4 vétos, dont deux libéraux que vous connaissez un peu et Ariane et Laurent, fonctionnaires, deux enseignants, Dominique et Thibaud, et deux fonctionnaires européens, Pierre et Sylvina. Les connaissances ornitho vont de moins que rien (votre serviteur. Bien sûr, à part les chardonnerets…) à bien plus que beaucoup (Bruno, Dominique) en passant par des niveaux assez honorables à très honorables (Laurent, fin connaisseur en rapaces, objets de sa thèse en quelques centaines de pages).
L’intérêt pour la photo varie de même, je dirais presque inversement avec celui pour l’ornithologie, sauf pour Bruno, œuf corse, deux d’entre nous n’ont pas encore sauté le pas du numérique et consomment des pellicules, autant dire que leurs déclenchements seront moins nombreux, bien que l’on puisse penser que la qualité finale de leur production ne sera pas en retrait. Si l’on me passe ces considérations grammaticales et sémantiques, je dirai que la conjonction concessive est peut être inappropriée « bien que » ne serait-il pas à remplacer par « d’où ? ». Sergio est également un excellent photographe, mais la plupart du temps, il exercera son art individuellement, étant à peu près aussi grégaire qu’un jabiru, si nettement moins grenouillophage.
Pierre, Thibault et vos serviteurs sont en Canon, Pierre avec un matériel de pro : 1 D MkIII 1 Ds MkIII et, entre autres, 14 L, 300 f2.8 l IS 600 f/4 L IS, Bruno est en Nikon D3 et VR 500 f/4, Sergio en Nikon avec un Sigma 50-500, Ariane en Nikon argentique, Laurent en Pentax et Dominique utilise un bridge, avec parcimonie et à bon escient…
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De Bernard BLESL, le 06 mars 2009 à 20h59
Deuxième contrariété, non seulement l'Asus est en rade, mais c’est Carnaval. Bon, pas de quoi se fâcher, me direz-vous, d’autant que, vu la date du séjour, c’est pas vraiment un scoupe… carême en février, hein. Et puis pour quelqu’un qui est né le jour des crêpes, la Chandeleur et Mardi-gras sont les fêtes des fêtes. Oui, mais voilà, figurez-vous que la compagnie aérienne, régulière qu’elle est mais surprise sans doute de cette carnavalitude si inattendue, a annulé le vol qui devait nous permettre de rejoindre Caracas des Andes le dernier jour. Donc annulation d’une demie journée de photos et 700 km en voiture au lieu de 1H30 en aéronef. Il en faudrait plus pour altérer ma bonne humeur, s'pas... Paske, c'est pas pour me pousser du col, mais je suis plutôt cool comme gars...
A demain !
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De Vincent Limagne, le 07 mars 2009 à 06h54
je l'attendais avec impatience ce carnet de voyage ! je me plonge dedans immédiatement
Répondre
De Vincent Limagne, le 07 mars 2009 à 07h01
ce groupe m'a l'air très sympa
et ce carnet commence bien
vivement la suite
Répondre
De Bernard BLESL, le 07 mars 2009 à 07h14
Sortie de l’aéroport, où nous avons longuement pu admirer sur un écran super géant des super défilés de super Miss, super minces et super grandes. Au naturel, nous n’avons pu en voir dans l’aéroport, sans doute partie remise…
En attendant, en voiture ! Et quelle voiture, un superbe van bleu foncé aux vitres très fumées (comme tous les véhicules ici, protection contre la chaleur et sans doute aussi raisons de sécurité)… Il est tout neuf, offre 3 rangées de 3 places pour les passagers, un vaste coffre, la clim’, un moteur essence de 7 l (moteur de Hummer, excusez du peu). Certes, ça fait un peu corbillard, mais c’est bien efficace, même sur les routes très pentues et chargé à bloc des 10 compadres et de leurs impedimenta. Seuls ch’tits reproches, les vitres fumées qui gênent la vue, mais il y a des raisons, et des bonnes, cf. supra, et sur les chaussées défoncées qui sont l’ordinaire du réseau routier vénézuélien, le confort aux places arrière est…, disons perfectible (voiture américaine, sans doute essieu rigide et « suspension » à lames plus adaptée aux roadways nord-américaines qu’aux « routes » sud-américaines) : ainsi ma blonde heurtera un bon peu le plafond, alors que, curieusement, mon assise est plus stable, étonnant, non ? Les routes sont souvent dans un tel état que les pistes sont préférables aux présumées routes. Pendant tout notre périple, nous serons heureusement conduits par Sergio tout en douceur (et en sécurité) sur les ci-devant citées chaussées défoncées.
Le parc automobile va du vieux pick-up défoncé au 4x4 de luxe flambant neuf. Peu de petites voitures, il faut dire que le litre d’essence à moins de 6 centimes d’euro (au cours officiel) n’incite pas aux économies d’énergie. Tout cela est conduit avec virilité, sinon machisme… La circulation pendant le carnaval, avec ses chauffeurs bien excités et alcoolisés n’est pas à la portée du premier venu, heureusement-bis, Sergio a l’œil. Les contrôles de police, très fréquents et très rapprochés à certains endroits ne permettent apparemment pas de filtrer tous les fêtards.
En route vers notre première étape, Morrocoi.
Avec leurs petites lumières qui percent la nuit les ranchitos (équivalents vénézuéliens des favellas) qui occupent les collines autour de la vaste mégalopole de 8 millions d’habitants qu’est Caracas, sont bien pittoresques de nuit, sinon bien fréquentables et agréables à habiter.
Nous arrivons à la Posada El Limon, sympa et simple, construite dans le style hacienda. Après un bon dîner (paella et soupe, les soupes seront de tous nos repas, ou presque, déjeuners comme dîner, soupes toujours bonnes et parfois délicieuses, ah la coriandre andine !). Premier contact avec la vie animale : deux bichons ou assimilés jouent ensemble, la direction nous signale d’ailleurs que la nuit, attention, les chiens sont lâchés !
Autre contact, deux tortues terrestres gigantesques ont leur enclos près de notre table sous la véranda.
Enfin, bien moins plaisant, deux superbes aras sont confinés dans une cage. Nous apprendrons que les aras et reptiles (iguanes), voire les singes, font partie des attractions quasi obligatoires offertes par les posadas à leurs hôtes. « Ouvrez la cage aux oiseaux ! » n’est pas encore un tube vénézuélien, tant s’en faut… Pas de photos de ces malheureux.
Allez, hop, au lit dans notre chambre pour une bonne nuit, sinon longue. Réveil prévu pour 5 heures… et direction le parc Henri Pittier…
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De Cécile BH, le 07 mars 2009 à 11h04
Youpi c'est parti!!!!!!!!!!!!
Le coq de roche
Le zoizeau camouflé
Les photos déjà postées sont hors normes!
C'est qui le petit mammifère brun de nuit ?
Répondre
De Bernard BLESL, le 07 mars 2009 à 12h04
Merci Cécile.
Bon, c'est évident pour ceux qui nous connaissent, mais... J'en profite pour préciser que les photos ont été prises par Catherine ou moi-même selon le cas mais ont toutes (ou presque) été traitées par Catherine.
Le charmant est un tamandua ou fourmilier arboricole, Tamandua tetradactyla (ou éventuellement son cousin du nord T. mexicana ?).
Bises
Bernard
PS : dans l'ordre d'apparition à l'écran nos vedettes sont :
grand ibijau, coq de roche (Monsieur), guit-guit émeraude, merganette (Madame), dendrocygnes à ventre noir et ibis rouges, tamandua, capybara (Madame), frégate (Monsieur, et en forme !), Dodge.
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De Catherine Kerouedan, le 07 mars 2009 à 16h49
Wouahou! super un nouveau fil!!!
Et qui commence en beauté, vite la suite...
Enfin pas trop vite, il faut que ça dure longtemps....
Cath
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De Anonymous, le 07 mars 2009 à 17h03
Répondre Éditer
De Catherine Kerouedan, le 08 mars 2009 à 16h42
Je RIGOLE...
Cath
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De Bernard BLESL, le 08 mars 2009 à 18h37
Henri Pittier
Après l’Asus (pb de BIOS d’après le réparateur, ça fait plaisir), c’est l’Iphone qui tombe en panne ! C’est complet. J’ai eu la bonne idée de me servir de son alarme comme réveil, et bingo ! je suis à peine couché qu’il dzoingue comme un dingue ! Je retiens ma juste vengeance et ne l’écrase donc pas d’un talon justicier quand je me rends compte que, par une coïncidence peu ordinaire, il est 5 heures du mat’. Je décide donc, grand et généreux comme d’hab’, de passer l’éponge, mais il a intérêt à se tenir à carreau, le dzoingueur-bipeur fou. Ablutions matinales, petit déj, (ah, le café vénézuélien ! on en a sinon tué, du moins condamné à des peines sévères pour moins que ça, tiens, par exemple, ne plus jamais boire que ça comme café…), et en voiture, Simone !
Direction le parc national Henri Pittier, Ci-devant parc Rancho Grande, il a été créé en 1937 et rebaptisé en 1953 en l’honneur du géographe naturaliste botaniste suisse qui a eu droit en prime l’attribution de son nom à une plante fleurie endémique du parc, Gunnera pittierana, une des 96 espèces du genre Gunnera dont je n’ai malheureusement pas de photo de la plante, mais de son putatif papa, si.
La superficie du parc est d’un peu plus de 1000 km², il va de la mer jusqu’à la Cordilière côtière qui culmine à 2430 m. Il comporte donc selon l’altitude des zones climatiques diverses, zones arides près de la côte, rendez-vous de migrateurs en saison, zones humides à très humides dans les forêts pluviales. On y trouve près de 600 espèces d’oiseaux, 40 % de l’avifaune du Venezuela. Très brillamment, nous en verrons 5 % (31) et nous arriverons à en photographier la moitié, plus ou moins bien si l’on est indulgent ou plus ou moins mal si… (mais attention, dans ce cas là, je boude, je vous parle plus) en 3-4 heures.
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De Bernard BLESL, le 08 mars 2009 à 18h41
Nous nous garons au col de Portachuelo. Nous attendons la clef du portail du chemin de la station biologique des mains du gardien (que de de et de du, dis-donc) qui est en retard car il a dû conduire son fils à l’hôpital dans la nuit.
Nous en profitons pour voir un quetzal, disons entrevoir, le plus souvent de dos et à contre-jour… ça fait quand même plaisir, même si, nigaud que je suis, je l’attendais avec la grande queue qui caractérise son cousin du nord (au Costa Rica, voir ici sa photo par Tony Crocetta). Pas de photo mais un grand souvenir… Bon, ça c'est fait. J'avais promis à une amie de forum de lui rapporter une belle photo, ce sera pour une autre fois, désolé, M.-N. Le quetzal était un de mes trois souhaits avec le faisan qui pue, le cobaye géant et mes cousins forestiers. OK, ça fait 4 mais vous avez jamais lu le père Dumas ?
Et plein d’autres oiseaux, nous perdons pied (enfin, moi, y a longtemps que je flotte) devant tant d’inconnus exotiques aux noms exotiques itou. Faut dire qu’histoire de nous donner quelques complexes (enfin, moi, là-dessus je suis coule, car je flotte…), nous faisons connaissance avec les connaissances ornitho hors pair de Bruno et de celles presque aussi impressionnantes de Dominique qui lui vaudront illico presto d’être promue première assistante. Poste dont elle s’avèrera indéboulonnable malgré les tentatives des valeureux impétrants Laurent et Thibault…
Le côté joueur de flûte d’Hamelin de Bruno nous est également révélé. J’avais bien lu, distraitement, que Bruno mentionnait l’existence d’une sonothèque, je ne voyais pas trop son utilité pratique. Ben là, je suis venu, j’ai vu, j’ai vécu. Ou entendu plutôt. Bruno ne se déplace pas sans avoir accroché à la ceinture (qu’il n’a pas, mais ça revient au même, chipotez pas) un ipod relié à un haut parleur portable. Sur cet ipod, avec les indispensables (i.e. les Réquisitoires de Desproges), sont enregistrés les CD des chants d’oiseaux sud-américains.
Deux manières de pratiquer : Bruno a repéré visuellement, et une vue éclair lui suffit, l’espèce du piafou, ou il a reconnu le piafou par son chant et il met en lecture la piste correspondante. Piafou se dresse alors sur ses ergots devant l’intrusion d’un rival dans son territoire et volette de ça de là devant nos yeux émerveillés, s’offrant ainsi (dans le meilleur des cas) à la gourmandise de nos gros objectifs… Soit l’espèce n’est pas déterminée ou pas présente dans les enregistrements ipodesques, et Bruno utilise le chant de la chevêchette, l’ennemie intime des piafous du coin qui la trouvent pas chouette et qui sont censés s’empresser d’accourir pour éloigner la supposée intruse de leurs nids. Et si ça marche ? Ben oui, dans certains cas, ça court même, ça vole ! Au fil de nos sorties, cela me deviendra un must, accro aux chants d’oiseaux, addict aux ramages, cuis cuis et autres gazouillis, devins-je…
Le lien vers le site du CD utilisé
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De Catherine Lanneluc, le 08 mars 2009 à 19h05
L'addict des cuis cuis et son matos en tenue camouflée
et son maître à gazouiller, oreilles et yeux aux aguets
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De Bernard BLESL, le 08 mars 2009 à 19h05
Nous admirons aussi le paysage de forêt tropicale pluviale avec les brumes qui vont avec, le caractère étouffant, moite, tout quoi… Tiens, il ne me manque qu‘un marsupilami pour me croire en Palombie…
La clef arrive, nous montons doucettement à la station biologique Rancho Grande. Vision incongrue de gros blocs de béton en déshérence dans la forêt.
Enfin, pas tout à fait car ce qui devait être un grandiose hôtel pour touriste fortunés au milieu de nulle part, rêve fou d’un dictateur oublié, a été repris par l’Université pour constituer une station biologique. Qui ne respire pas la prospérité, toits en ruine et rouille à tous les étages. Un peu comme le panneau ci-dessous :
ou la collection hétéroclite de bocaux à serpents...
Nous grimpons sur la terrasse, plus ou moins à hauteur de canopée, où une installation de nourrissage à oiseaux a été édifiée, assez astucieusement même, avec des branches rajoutées pour éviter les photos de mangeoire assez peu esthétiques.
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De Bernard BLESL, le 08 mars 2009 à 19h22
Le spectacle est permanent, nous sommes aussi prêts que le permettent les distances minima de mise au point de nos cailloux, les piafous se succèdent, se querellent, chamaillent, houspillent, bref, nous offrent un spectacle dont on ne se lasse pas.
), nous décidons de le monter pour le reste du séjour sur le 1 D MkIII.
Le 800 f/5,6 L IS patine un peu, du moins son autofocus, avec l'EOS 50 D, d'un commun accord (sauf celui de ma blonde, Je plaisaaaaante
Parmi les espèces vues et photographiées, pris à main levée à l'endroit où nous avons garé la voiture, un colibri.
1- Colibri à poitrine violette (Violet-chested Hummingbird) Sternoclyta cyanopectus
1B
1C
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De Bernard BLESL, le 08 mars 2009 à 19h39
Le maître de la mangeoire, c'est lui, qui pour becqueter n'hésite pas à jouer du bec sur les copains...
2- guit-guit émeraude (Green Honeycreeper) Chlorophanes spiza subtropicalis
Le mâle
2a
2b
Le beau sexe est bien plus policé et attend sagement son tour sans embêter les autres. Étonnant, non ?
2c
2d
Vous avez remarqué ou remarquerez que la plupart des piafous sont bagués.
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De Catherine Kerouedan, le 08 mars 2009 à 19h41
HOUBA! HOUBA!
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De Bernard BLESL, le 08 mars 2009 à 19h44
C'est-y pas plutôt Houbi Houbi, Catherine ?
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