Il y a en Afrique de l'est, en dehors des grands animaux bien connus et que nous aimons tous voir, comme le lion, le léopard, la girafe ou l'éléphant, une petite faune moins connue dont certains représentants sont chers à mon coeur.
Le dik-dik de Kirk -Madoqua kirkii- est une petite antilope de la sous-famille des Néotraginés (la famille, c'est celle, énorme, des Bovidés). Cette sous-famille un peu hétéroclite regroupe des antilopes de petite taille à cornes droites et pointues, pour les mâles du moins. Outre les dik-diks, elle comprend les sunis, les raphicères, les oréotragues et les ourébis.
La première fois que j'ai vu un dik-dik, c'était au Kenya en 1979, je ne savais pas que ça existait et j'ai cru avoir vu un lièvre... je ne pouvais pas imaginer qu'une antilope puisse être aussi petite ! 35 à 45 cm au garrot et 5 kg environ, il est peu visible dès que la végétation est un peu haute. De plus, il aime les buissons et les broussailles, ce qui ne facilite pas les choses.
Mais comme ils sont très nombreux, il suffit de bien ouvrir l'oeil !
En principe, on les voit en couple. Disons que si on en repère un, on est presque sûr de voir le deuxième pas loin. Ils sont mariés pour la vie, autant dire que quand un des deux disparaît, l'autre est voué à la solitude
Je vous présente madame :
et monsieur
suivi du couple, dans la verdure "normande" de Ruaha en 2007
Comme vous pouvez voir sur les gros plans, les dik-diks possèdent, comme tous les membres de sa sous-famille, des glandes préorbitaires très développées. Elles servent au marquage territorial.
Celles-ci sécrètent un mucus visqueux, dont certains insectes semblent friands, comme la mouche visible ici.
Pour ceux qui n'en ont jamais vu, et pour vous donner une idée de la taille, voici une photo d'un petit monsieur avec une mouche sur le front.
Et une empreinte de sabot. La plume est une plume de rollier à long brins, elle mesure 6 cm de bout en bout. Vous voyez que le dik-dik a vraiment des tout petits pieds
Les dik-diks ont un long museau qui ressemble presque à une trompe.
C'est une adaptation à la lutte contre la chaleur. En effet, la petite taille du dik-dik (ratio surface/volume plus élevé) le prédispose à l'échauffement corporel.
Dans le museau allongé, le sang des artères est refroidi. S'il fait très chaud, la température du dik-dik monte jusqu'à 40° mais celle de son cerveau reste environ deux ou trois degrés en dessous (au delà de 42 c'est la mort certaine du tissu cérébral chez les mammifères). Pour ce faire, la fréquence respiratoire passe de 30 à 100 voire 200. Le sang artériel qui part irriguer le cerveau est refroidi au passage en cédant des calories au sang veineux du museau.
Le dik-dik est principalement phyllophage, c'est à dire qu'il se nourrit surtout de feuilles, comme par exemple l'impala ou le gerenuk.
Sa petite taille l'oblige à être très sélectif dans ses choix de nourriture car son métabolisme élevé nécessite un gros apport calorique, et comme c'est un ruminant, il a besoin de laisser séjourner ses repas un certain temps dans le rumen. C'est amusant de l'observer manger, car il est très délicat, et on a vraiment l'impression qu'il goutte les feuilles en gourmet
Madame dik-dik donne naissance à un seul petit après 6 mois de gestation.
clichés argentiques scannés
Le jeune est complètement sevré vers deux mois et demi, mais reste avec ses parents au moins jusqu'à sa puberté vers 6 mois, et parfois même un peu plus tard.
Ah quel bonheur de voir "mes" petits copain des petits matins en brousse africaine. MERCI Catherine et Bernard San!
Que j'aime les voir faire shpong shpong dans les herbes....
Je mettrais bien mes dik-dik de kirk et dik-dik de Günther mais je ne voudrais pas déprécier ce fil par mes clichés qui n'ont pas la qualité de ceux postés ci dessus! .....
J'ai oublié de vous dire que le nom du dik-dik vient de son cri d'alarme quand il décèle un danger. Il fait alors fuir avec lui toute la faune alentour.
Pour cette raison, il était détesté des chasseurs de la grande époque
Ses prédateurs actuels sont les gros rapaces, les serpents, et les léopards, caracals et servals. Ceux-ci n'ont jamais mis l'espèce en danger, pour l'autre prédateur, il était temps que la chasse régresse et que l'espèce soit protégée...
Bonne idée ce fil sur les dik-dik si sympathiques et je regrette qu'il soit lancé ce soir tard. Du coup, je ne peux pas participer avant samedi prochain. Grrrrr. Pas grave, en attendant, je me régale de vos images. Amicalement, Yvon
La première fois que je suis allé au Kenya j'ai entendu dire que le dik-dik était le symbole de la fidélité pour les autochtones. Cela serait du au fait que lorsque l'un des deux du couple meure l'autre se laissait dépérir. Je ne sais si cela est la véracité de la vérité vraie...?
Bon je vais quand même mettre deux clichés, histoire de participer mais après vos jolies images de ces amoureux de Peynet africains, les miennes seront smolles-beurk (et en plus comme d'hab de l'argentique scanné héhé...Beuh )
En premier un dik-dik de Kirk et en deuxième un dik-dik de Günther.
Superbe ce fil Catherine , c'est vraiment trop mignon le dik-dik, tout petit, rapide, pas spécialement rare sur les bords de piste. S'ils ne bougent pas il est facile de passer à côté sans les voir.
Il y a en Afrique de l'est, en dehors des grands animaux bien connus et que nous aimons tous voir, comme le lion, le léopard, la girafe ou l'éléphant, une petite faune moins connue dont certains représentants sont chers à mon coeur.
Le dik-dik de Kirk -Madoqua kirkii- est une petite antilope de la sous-famille des Néotraginés (la famille, c'est celle, énorme, des Bovidés).
Cette sous-famille un peu hétéroclite regroupe des antilopes de petite taille à cornes droites et pointues, pour les mâles du moins.
Outre les dik-diks, elle comprend les sunis, les raphicères, les oréotragues et les ourébis.
La première fois que j'ai vu un dik-dik, c'était au Kenya en 1979, je ne savais pas que ça existait et j'ai cru avoir vu un lièvre... je ne pouvais pas imaginer qu'une antilope puisse être aussi petite ! 35 à 45 cm au garrot et 5 kg environ, il est peu visible dès que la végétation est un peu haute. De plus, il aime les buissons et les broussailles, ce qui ne facilite pas les choses.
Mais comme ils sont très nombreux, il suffit de bien ouvrir l'oeil !
En principe, on les voit en couple. Disons que si on en repère un, on est presque sûr de voir le deuxième pas loin. Ils sont mariés pour la vie, autant dire que quand un des deux disparaît, l'autre est voué à la solitude
Je vous présente madame :
et monsieur
suivi du couple, dans la verdure "normande" de Ruaha en 2007
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Comme vous pouvez voir sur les gros plans, les dik-diks possèdent, comme tous les membres de sa sous-famille, des glandes préorbitaires très développées. Elles servent au marquage territorial.
Celles-ci sécrètent un mucus visqueux, dont certains insectes semblent friands, comme la mouche visible ici.
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Le dik-dik est vraiment très petit...
Pour ceux qui n'en ont jamais vu, et pour vous donner une idée de la taille, voici une photo d'un petit monsieur avec une mouche sur le front.
Et une empreinte de sabot. La plume est une plume de rollier à long brins, elle mesure 6 cm de bout en bout. Vous voyez que le dik-dik a vraiment des tout petits pieds
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Les dik-diks ont un long museau qui ressemble presque à une trompe.
C'est une adaptation à la lutte contre la chaleur.
En effet, la petite taille du dik-dik (ratio surface/volume plus élevé) le prédispose à l'échauffement corporel.
Dans le museau allongé, le sang des artères est refroidi. S'il fait très chaud, la température du dik-dik monte jusqu'à 40° mais celle de son cerveau reste environ deux ou trois degrés en dessous (au delà de 42 c'est la mort certaine du tissu cérébral chez les mammifères). Pour ce faire, la fréquence respiratoire passe de 30 à 100 voire 200. Le sang artériel qui part irriguer le cerveau est refroidi au passage en cédant des calories au sang veineux du museau.
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Le dik-dik est principalement phyllophage, c'est à dire qu'il se nourrit surtout de feuilles, comme par exemple l'impala ou le gerenuk.
Sa petite taille l'oblige à être très sélectif dans ses choix de nourriture car son métabolisme élevé nécessite un gros apport calorique, et comme c'est un ruminant, il a besoin de laisser séjourner ses repas un certain temps dans le rumen.
C'est amusant de l'observer manger, car il est très délicat, et on a vraiment l'impression qu'il goutte les feuilles en gourmet
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Madame dik-dik donne naissance à un seul petit après 6 mois de gestation.
clichés argentiques scannés
Le jeune est complètement sevré vers deux mois et demi, mais reste avec ses parents au moins jusqu'à sa puberté vers 6 mois, et parfois même un peu plus tard.
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Bonsoir le monde,
.....
Ah quel bonheur de voir "mes" petits copain des petits matins en brousse africaine.
MERCI Catherine et Bernard San!
Que j'aime les voir faire shpong shpong dans les herbes....
Je mettrais bien mes dik-dik de kirk et dik-dik de Günther mais je ne voudrais pas déprécier ce fil par mes clichés qui n'ont pas la qualité de ceux postés ci dessus!
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mais si, Thierry, mets nous tes photos, les fils c'est fait pour ça, et c'est aussi pour cette raison que je n'ai pas précisé "de Kirk" dans le titre.
Pour l'oryx, tu as raison, c'est le même mécanisme, sans la "trompe"
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En attendant les photos de Thierry et des autres, voici une autre dégustation par un autre monsieur dik-dik
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Merci pour cette magnifique présentation du dik-dik
Pour t'accompagner :
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J'ai oublié de vous dire que le nom du dik-dik vient de son cri d'alarme quand il décèle un danger. Il fait alors fuir avec lui toute la faune alentour.
Pour cette raison, il était détesté des chasseurs de la grande époque
Ses prédateurs actuels sont les gros rapaces, les serpents, et les léopards, caracals et servals. Ceux-ci n'ont jamais mis l'espèce en danger, pour l'autre prédateur, il était temps que la chasse régresse et que l'espèce soit protégée...
Actuellement il prolifère de nouveau.
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Cécile, les photos sont géniales
Maman a une véritable trompe, on dirait qu'elle s'est fait piquer le museau, et le jeune arbore une coiffure punk d'enfer
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Bonne idée ce fil sur les dik-dik si sympathiques et je regrette qu'il soit lancé ce soir tard. Du coup, je ne peux pas participer avant samedi prochain. Grrrrr.
Pas grave, en attendant, je me régale de vos images.
Amicalement,
Yvon
Répondre Éditer
Bon matin le monde,
)
La première fois que je suis allé au Kenya j'ai entendu dire que le dik-dik était le symbole de la fidélité pour les autochtones.
Cela serait du au fait que lorsque l'un des deux du couple meure l'autre se laissait dépérir.
Je ne sais si cela est la véracité de la vérité vraie...?
Bon je vais quand même mettre deux clichés, histoire de participer mais après vos jolies images de ces amoureux de Peynet africains, les miennes seront smolles-beurk (et en plus comme d'hab de l'argentique scanné héhé...Beuh
En premier un dik-dik de Kirk et
en deuxième un dik-dik de Günther.
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Beau fil, plein d'élégance et de beauté animale. Le Dik Dik est l'une de mes antilopes préférées.
Cordialement.
Ridfa
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Un autre d-d à Günther, pris à Samburu, qui est effectivement le paradis des amateurs de dik-diks comme Simon nous l'avait prédit
Amitiés à tous et bises aux autres
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Ce sont aussi des Günther, tes tiens dik-dikounets, Cécile, ils sont moins fauve que les cousins tanzaniens
Amitiés
Bernard
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Ah merci! Je me posais la question en même temps que je lisais ta réponse: super! C'est de la synchro ça!
Merci pour le partage,
Cécile
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Au hasard des disques durs, un petit Gunther de plus, avec mouches
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Superbe ce fil Catherine
, c'est vraiment trop mignon le dik-dik, tout petit, rapide, pas spécialement rare sur les bords de piste. S'ils ne bougent pas il est facile de passer à côté sans les voir.
Petite contribution.
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