Termes associés à ce document :
Une faune unique, inoubliable ? Les Galápagos !
Des animaux si confiants et si proches que l'on pourrait les toucher ? Les Galápagos !
Un petit index ? Merci Cath !
Introducción
"En continuant mon voyage par la rivière c’était merveilleux de voir la forêt et la verdure, l'eau très claire, les oiseaux,… et je ne pouvais quasiment pas quitter ce lieu. J’ai dit à mes hommes que pour rapporter… ce que nous avions vu, mille langues ne suffiraient pas pour le faire, ou ma main pour l'écrire, parce que cela paraît une terre enchantée."
Christophe Colomb
BL-traduction approximative pour ceux qui comme moi ne hablent desgraciadamente pas la langue de Cervantès, Goya, Borges, Gabriel Garcia Marquez et autres Nadal…
Bien, d’accord, Christophe n’a jamais vu les Îles enchantées, un des noms qu’ont porté les îles de l’Archipel des Galapagos, non à cause d’une vision enchanteresse ou d’une nature luxuriante et généreuse mais parce qu’avec les brumes de la Garua (saison sèche) elles semblaient surgir ou disparaitre comme par magie.
Mais j’ai quand même des raisons de lui laisser la première phrase de ce carnet !
Non seulement l’archipel des Galapagos s’appelle officiellement Archipiélago de Colón, Archipel de Colomb, même si l’appellation quasi universelle est Îles des Galapagos (Islas Galápagos), voire tout simplement Galapagos… mais en plus il exprime bien mieux que je ne vais le faire tout au long de ce carnet ce que je ressens, les Galapagos sont magiques et uniques et il est impossible de restituer à qui ne les connaît pas ce que l’on y a vu, senti, éprouvé…
Alors j’arrête le carnet, là, de beur, de suite ? Ne vous réjouissez pas si vite, comme l’a dit le grand Guillaume d’Agrume-pas-sot (Shadock d’honneur avant l’heure) : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer). Alors, allons-y…
Les acteurs :
Catherine, ma blonde à moi que j’ai,
Fabien, notre fifils à nous qu’on a
et votre serviteur, qu’on ne présente pas, s’pas ?
Le reste de la troupe : Bruno Pambour, photographe pro et naturaliste ornitho chevronné, organisateur du voyage, Alexandra, dite Alex, et son mari Albert, Hervé, Jacqueline et Marie-Claire, Alfonso, le guide pour les Galapagos, le capitaine, le cuisinier et quatre autres marins de l’équipage du Flamingo, Nestor, le chauffeur du mini-bus des Andes et de Quito.
La scène :
somptueuse, merveilleuse, un bon peu d’îles des Galapagos, puis l'Équateur continental, Quito et les Andes…
Les accessoires :
boîtiers Canon EOS 50 D, 7D , 1 Ds MkII, 1 D MkIII,
objectifs Canon EF 17-40, 70-200 f/4 L IS, 300 f/2.8 L IS, 500 f/4 L IS et 800 f/56 L IS (nous aurions pu nous passer de ce dernier)
boîtier Panasonic GF1 (micro 4/3)
Objectifs Panasonic 20 f/1.7 et 14-140 f/4-5.8
Olympus mu Tought 8010 petit compact donné comme étanche jusqu’à 10 m de profondeur
Filtres, batteries, chargeurs, flash, sacs étanches, sacs Lowepro et valise photo, brèfle pas mal de matos qui, pour une fois, ne dépassait que de peu les 10 kg par personne autorisés en cabine...
et je vous parle pas des masques, tubas et combis...
Allez, c'est parti mon kiki !
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Aie aie aie, ça commence
Je suis bien installée, yapluka!!!
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Oulala oulala, la machine est lancée et là ça va dépoter les z'amis je le sens
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Super, ça commence!
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Salut les copains
Faut actualiser la page ... vu que BL poste d'abord le texte, puis édite pour placer les photos
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A part ça, 6 photos de nanimô et 6 très rapide coup d'oeil sur ce qu'on va se prendre dans les mirettes durant ce carnet
De l'exotisme et de la toute GRANDE photo (comme d'habitue oserais-je dire
Bon, traîner pas trop quand même pour la suite hein
Alex
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OH P....N, LES GALAPAGOS.......
Comme je l'ai dit avant que vous ne partiez, c'est un vrai rêve de gosse
Et rien qu'à la première page du carnet j'ai déjà la mâchoire qui vient de se décrocher
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Bigre bigre bigre bigre ! ................. J'ai pas de mots !
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On se cale dans un bon siège, on donne un coup de chiffon sur l'écran, on serre virtuellement les ceintures et c'est parti pour qq. semaines sans doute.
Et tous les soirs , on sera moins "bêtes" que la veille ...
Allons-y dans la bonne humeur, et on évite de baver sur les claviers... (pas bon)
Alain
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Bon, j'ai une réputation à entretenir, adoncques place à la cuistrerie science.
L'Archipel des Galapagos est situé dans l'Océan Pacifique, le mal nommé (la faute à Magellan, paraît-il), à 1000 km à l'Ouest de l'Equateur continental.
Il est placé, et pour cause, sur un hot spot (point chaud) de la planète, un endroit où la croûte terrestre est fêlée comme le gros bout de l'œuf de Colomb, même si c'est un peu moins simple à ce que j'ai compris, ou pas. Et pour cause, car c'est ce hot spot qui est à l'origine de l'archipel. En effet, par cette croûte fêlée sort le magma, ici basaltique à tout crin. D'où formation de volcans, d'abord sous-marins puis affleurant puis émergeant puis culminant en l'air à des altitudes entre 100 et 900 m (avec un pic qui se hausse le col à plus de 1400 m quand même) et reposant sous la surface sur un plateau (basaltique, quelle surprise) entre - 300 et - 900 m... En plus de ça on a une plaque (celle de Nazca, qu'on m'a dit) qui part vers le continent et on obtient ainsi des îles océaniques, c'est à dire coupées du continent dans le passé et le présent (pour l'avenir, on verra plus tard, un certain rapprochement est possible, si les petits cochons de l'érosion ne les mangent pas avant).
Quel âge ont ces îles volcaniques océaniques magnifiques ? Ben, ça dépend...
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Y a des jeunettes, dans les 700 000 à 1 000 000 d'années, toutes fraîches sorties des jupes de leur maman Gaïa, tout feu, tout flamme, encore pointues... Et puis des aînées, qui vont vers les 3-4 millions de printemps, un tantinet usées par le temps qui arrondit les angles. En tout une petite vingtaine de grandes îles et un nombre équivalent d'îlots.
Nous n'avons pas tout visité, bien sûr, notre circuit, organisé par Bruno Pambour que l'on ne présente pas plus que moi. Bruno est depuis 15 ans photographe professionnel, il manie Nikon D3 et Nikkor 500mm f/4D ED-IF AF-S II-ouf aussi bien que sa lunette Swarovski, c'est à dire à la perfection. Avant de se consacrer professionnellement à la photo, il était ornithologue professionnel, il a travaillé à ce titre en Camargue, en Arabie Saoudite...
Pour en savoir plus, vous pourrez sous peu vous reporter à une interview de lui que j'ai promise à notre bien aimé Gourou il y a peu (fin 2008, ou très peu avant). Elle est sur le point d'être finalisée, plus précisément, disons que l'on a jamais été aussi près de sa parution dans le blog Nunda.
Il est redoutable d'efficacité aussi bien lunette que boîtier à la main et il connaît très bien cette partie de l'Amérique du Sud. Nous avions déjà pu apprécier ses qualités au cours de notre séjour au Venezuela, c'est ce qui m'avait convaincu que les Galapagos, oui, mais avec lui.
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Bruno organise des périples galapagossiens depuis des années, il est rodé. Il a choisi depuis longtemps un petit bateau.
Le Flamingo n'est peut-être pas le plus confortable des bateaux qui croisent dans l'archipel, même si sa piscine à 22-23 ° est immense (une astuce de ce bateau, au lieu de s'encombrer d'une piscine intérieure qui prend de la place, il a fait le choix d'une piscine extérieure sur laquelle il flotte gentiment comme une bouée de piscine, malin, non ?).
Le carré est sympathique (d'autant que la cuisine, miam, miam, miam ! j'arrête les miam, on va croire que je suis gourmand).
Les cabines (climatisées, et heureusement) sont petites, mais l'on y passe un minimum de temps, et notre fier esquif dispose d'un pont avant ouvert très agréable.
Avantage de sa petite taille, nous sommes le seul groupe à bord, et donc maîtres absolus des lieux, après Dieu et le capitaine, oeuf corse. Cela nous permet de vivre à notre rythme, qui est celui de Bruno, qui n'est pas celui des grands bateaux de croisière que nous croisons... Leurs occupants en débarquent à l'heure où nous remontons à bord. Du moins ceux qui daignent agrémenter leur croisière de luxe d'un petit séjour à terre, s'pas ?
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L'essentiel des déplacements du Flamingo se font la nuit. La carte du trajet (merci Google Earth !)
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Génial ça commence !!!
Waouh ça commence déjà fort avec les 6 premières photos d'introduction , j'en ai déjà la langue toute pendante !!!
Attention les amis on va s'en prendre pleins les yeux , moi j'ai déjà mis mes lunettes de soleil , je suis prête !
J'ai hâte.. que dis-je trépigne d'impatience de contempler la suite !!!
Viiiite ....
Laurence.
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Dites moi Laurence et Alex, vous ne trouvez pas que ce bleu pour la mer ça fait artificiel???
Le gris verdâtre grisâtre des mes photos est bien plus ... ... gris
OK j'arrête là mon délire
Viiite la suite
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Nous sommes fin avril. La garua va commencer. La garua, c'est la saison sèche et moins chaude. Les Galapagos sont situées sur l'Equateur, il n'y a donc pas les quatre saisons que nous connaissons, mais simplement deux, une sèche et une humide, sous l'effet principalement des courants. On a une saison fraîche (relativement) de mai à décembre marquée par la présence de brouillard,
Les pluies fortes mais peu fréquentes. C'est ce brouillard appelé garua qui par métonymie a donné son nom à la saison. Le ciel est souvent plombé. L'essentiel des pluies a lieu de décembre à mai dans une atmosphère plus chaude avec des maxima supérieurs en moyenne à 29 °C contre 24-25 pendant la garua et des minimas à 22 contre +/- 19 pendant la garua.
Un autre phénomène climatique, cyclique mais -heureusement- pas annuel, est celui d'El Niño (courant de l'Enfant Jésus, car apparaissant vers Noël), phénomène complexe d'inversion de courants aux répercussions parfois dramatiques sur la flore et donc la faune. Ainsi les iguanes marins ne trouvent plus d'algues à "brouter" et leur nombre peut chuter fortement.
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Ces îles qui n'ont jamais été rattachées au continent, et qui sont jeunes à l'échelle de la Terre, ont vu toute la vie qui les habite venir d'ailleurs par voie maritime ou aérienne. Aérienne, pour les oiseaux, les graines qu'ils transportent sur eux ou en eux, par les vents pour graines, insectes, arachnides. Par la mer, à la nage (otaries, oiseaux, tortues) ou sur des radeaux naturels pour les iguanes, les tortues terrestres, des petits mammifères...
La notoriété des Galapagos doit beaucoup à un de leurs illustres visiteurs, Darwin himself. Pas ce Darwin là, barbu et rassis, célèbre par sa théorie iconoclaste de l'évolution par sélection naturelle (un rappel en cocorico, Lamarck avait déjà théorisé l'évolution des espèces au début du 19ème siècle) qui nous faisait, d'après ses détracteurs, descendre du singe...
Non, un jeune inconnu de 26 ans, embarqué comme naturaliste inexpérimenté sur le Beagle. Il ne reste que quelques semaines aux Galapagos, mais les observations qu'il y fait sur les pinsons de Darwin (un nom prédestiné, hein
Distantes les unes des autres, les différentes îles ont vu leurs populations de pinsons se différencier en treize espèces à partir de l'ancêtre commun continental, et, bon sang, mais c'est bien sûr, évoluer par sélection naturelle sous la pression de l'environnement, seuls les individus les mieux adaptés transmettant leur gènes (avec plaisir, toutefois). E tutti quanti... [/pédant off]
Pour Matthieu, rassure-toi, les noms binominaux ne sont pas passées aux oubliettes , ils viendront en temps et heure...
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Laurence.
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RHOOOO! les tricheurs!!!
Cath
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Note Cath, du coup les dernières photos se rapprochent plus des nos critères
A part ça, très instructif ce fil (pour ne rien gâché et comme d'habitude!), merci Bernard, merci Catherine
Alex
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