ATTENTION, lire ceci : Pour consulter confortablement ce fil, vous devez impérativement trier les messages PAR DATE. Cette option est proposée en tête de page 3 lignes au dessus de ce commentaire.
Récit de mon quatrième safari au Kenya. Un safari photo nommé SAFARI " CARTON PLEIN "
-Agence : Melting pot safari : Simon Chebon et Tony Crocetta
-Tarif : globalement dans la moyenne des autres safaristes avec des avantages certains ( 4x4 - Francophonie - Professionnalisme - Expérience du terrain, de la faune et flore et de la photographie pointue etc..)
-Transport par mes soins : Air France et Kenya Airways. Strasbourg/Nairobi/Strasbourg (via Paris) Tarif très abordable face à la concurrence.
-Mes objectifs : photographier des oiseaux à Baringo et Samburu, des léopards et lions à Samburu et spécial hyènes only à Nakuru.
-Matériel photographique : Canon EOS 350D, grip, 2 batteries, objectif EF 400 f:5.6 L, objectif 18/55, monopode . Autonomie testée en condition de camping : -Chargeur de batteries sur 4x4 -4 batteries 2hbl -CF: 16 giga en tout -nettoyage : un chiffon microfibre, une poire pour souffler. -Sac Lowepro Mini Trekker Classic et "sac poubelle" étanche pour la poussière.
Ensemble matériel-autonomie testé : résultat moyen (voir carnet de voyage)
Météo : Baringo, tempéré Samburu, très chaud (30-36), beaucoup de poussière Nakuru, tempéré à froid, beaucoup de poussière
Mercredi 4 juillet : les sacs sont prêts et comme d'habitude, nous consacrons 20kg de notre poids autorisé à l'acheminement d'habits pour les enfants en privilégiant chaussettes et polaires qui leur font défaut, et un bon sac d'antibiotiques préparé par mon médecin et ses confrères. Direction l'aéroport de Strasbourg, puis Paris. On croise les doigts, et les sacs passent tous malgré un surpoids de 5kg. Ouf! Nous testons Kenya Airways pour la première fois et l'accident dernier au Sénégal ne me réjouit pas d'avance. 3 avions crashés en 5 ans, ça laisse perplexe A notre grande surprise, l'avion un Boeing 777 est tout neuf et dispose d'un confort moderne. Nous décollons avec 1h de retard mais qu'importe, nous sommes en vacances et notre si cher Kenya nous tend les bras.
En route pour l'aventure !
Edit : si vous vous y rendez, ils m'ont demandé des livres en français niveau maternelle à CM2 car les enfants apprennent le français à l'école sans manuel, et ils ne trouvent pas de livres à lire dans le commerce (à part des dicos) pour que les enfants travaillent à la maison . Merci !
Le vol est à la hauteur de l'accueil Kenyan. On nous propose toute la nuit à boire et à manger à volonté. Les vidéos sont toutes récentes et Lucas se régale avec "Eragone" puis "Une nuit au musée". Moi je sombre rapidement pour me réveiller lorsque nous survolons le Soudan. Une petite pensée et un soupir à travers le hublot pour ces gens en dessous de nous qui souffrent cruellement de la guerre du Darfour.
Jeudi 5 juillet On récupère nos bagages rapidement , on règle notre visa de 40€ /personne (sauf pour les enfants inscrits sur votre passeport avant leurs 14 ans ; c'est gratuit ).
Puis on sort chercher Julius, notre chauffeur qui doit nous acheminer, ainsi que le 4x4 tout neuf jusqu'à Baringo où Simon nous attend de pied ferme pour 13h30. Un homme avec un panneau " safari spécial hyènes " attire mon attention et c'est ma première crise de rire du voyage. Sacré Simon ! Il l'a dit , il l'a fait !
Je salue le Kenya au nom de tous ceux qui me l'ont demandé, et tout spécialement pour René qui vit un moment difficile de la vie en ce moment et direction Baringo avec 5 heures de routes et de pistes à la Kenyane.
Nous passons d'abord chez Vicky, l'adorable femme de Simon pour prendre un bon petit déj. à la Kényane et charger notre matériel pour 15 jours. Les samosas de Vicky sont un vrai régal mais pas autant que les beaux yeux de leur petite fille âgée de 7 mois. Un peu apeurée par nos visages de Mzungu, Lucas lui redonnera vite le sourire. Vicky nous truffe le 4x4 de douceurs, bonbons, samosas, gâteaux, jus de fruits pour le voyage jusqu'à Baringo et on pourrait tenir un siège 3 jours sans sortir du véhicule .
A 8h30 nous prenons la route. Nous sortons de Nairobi avec un ciel couvert. Les gens courent, s'affairent, comme dans toutes les grandes villes du monde, mis à part qu'ici, les marabouts, aigles et hérons les accompagnent dans leur travail.
Vers midi le soleil sort enfin de sa cachette, et pour se faire pardonner, il chauffe, chauffe et chauffe. Nous approchons de Baringo et déjà les pistes ont remplacé les routes.
Nous devons traverser une rivière pour la première fois et mon coeur ce met soudain à battre la chamade sûrement en souvenir de Décembre dernier. Je me rassure comme je peux et je serre les dents en silence . Lucas finit sa nuit à l'arrière et c'est tant mieux. Car si moi je me contrôle , lulu a vraiment eu très peur en Décembre lors de notre chute avec le bus dans la rivière de Masaï Mara.
Le véhicule qui passe devant nous traverse sans encombres, malgré le courant fort, ce qui me rassure définitivement. Notre traversée se passe bien et nous reprenons la piste, dernière ligne droite avant notre arrivée à Baringo.
Baringo n'est plus qu' à 30 minutes et je me régale déjà de sa réputation de haut lieu de l'ornithologie. Pies grièches fiscales , à dos gris, choucadors de tous bords, aigles des steppes, souimangas, rolliers à long brins, corbeaux pies etc.. nous ouvrent la route.
Je suis surprise par l'authenticité de l'endroit : pas de touristes, pas de minibus Tant mieux ! Je me régale de ces scènes de vie que j'adore tant pendant les transferts : chèvres et vaches qui broutent libres en bord de piste, femmes qui portent leur fardeau quotidien (l'eau), ânes qui somnolent devant les maisons ou se déchirent les muscles courageusement pour tirer une charrette de meubles en bois ; sans parler de ces authentiques petites échopes de bord de routes, destinées aux locaux plus qu'aux touristes. On y trouve des fruits, des légumes, des épis de maïs grillés, du miel, du charbon, de l'herbe fraîchement coupée et surtout l'incontournable caisse de coca-cola Ben oui, le Kenya est la capitale de coca- cola. Pas un mur, pas une affiche pour vous le faire oublier, même dans les plus petits villages.
13h30 nous arrivons à Baringo et faisons la connaissance de Simon, même si ce n'est pas tout à fait vrai puisque nous discutons déjà ensemble sur Skype presque tous les soirs depuis le mois de Février. Nous nous installons au Robert's camp et partons faire une visite guidée à pied autour du camp. Simon est originaire de Baringo, donc aucune question sur le lieux ou la faune ET la flore ne lui résiste. Le matériel photo est prêt et je fais mes premières photos pendant cette promenade.
Notre bungalow dans Robert's camp et la vue du lac depuis le ponton du camp.
Pendant la promenade nous croisons des dizaines d'oiseaux colorés et un croco bien sympa qui nous laisse approcher à moins de 20m sans montrer la moindre agressivité.
Pie-grièche à dos gris, Lanius excubitoroides, Grey-backed fiscal
Simon nous explique la vie du village, son histoire et ses ressources naturelles. Autrefois village de pêcheur Baringo a souffert du manque de poisson et vit aujourd'hui grâce au bétail, quelques cultures céréalières, le bétail et le miel.
-Le miel est récolté dans des demi-troncs d'arbre refermés accrochés dans des accacias. Les hommes utilisent un fumoir contenant des feuilles d'un arbre que les abeilles n'aiment pas (désolé pour le nom, je l'ai zappé ). Ils montent nus dans l'arbre pour faire la récolte afin que les abeilles ne s'introduisent pas dans les vêtements pour piquer.
-Le poisson pêché est fumé sous une plaque de métal et la chaleur provient d'un four en terre alimenté en bois.
C'est facile lorsque tu as rédigé tes journées sur un carnet de voyage chaque soir. Pour les photos aussi puisque j'écris au fur et à mesure que j'avance dans le traitement.
Turlutu on regrette toujours de ne pas avoir été au Kenya
Après la petite promenade à pieds fort agréable, nous embarquons à bord d'une barque à moteur pour ce que je redoute le plus ; hein Yvon !
Faire des photos des fameux AIGLES PECHEURS DE BARINGO.
Mais avant d'aller à leur rencontre, nous longeons lentement les bords du lac. Quel spectacle ! Des oiseaux partout ! Des martins pêcheurs de toutes sortes, des tisserins en pagaille, des guêpiers, des hérons, des jacanas etc...
Simon connaît chaque place, chaque espèce s'y trouvant, leurs habitudes alimentaires, leurs nom en français, en anglais et le nom binominal. L'écouter partager avec nous son petit coin de Paradis, avec tant de passion est un vrai moment de bonheur pour les oreilles. On en oublie qu'il y a quelques heures nous étions encore dans l'avion.
Quelques oiseaux rencontrés pendant la balade sur l'eau.
- Tisserin à dos d'or, Ploceus jacksoni Golden-backed Weaver
Le lac est peu profond (environ 2m 50) l'eau est très brune et les paysages dans les mêmes tons rouges, superbes ! Malheureusement pour nous, le temps tourne au gris. Des enfants jouent au bord de l'eau.
Au loin nous aperçevons une petite barque qui est bientôt suivie par d'autres. Je me doute de suite qu'il s'agit du célèbre et mondialement connu : Gérard d'Abboville . LE pêcheur et vendeur officiel de poissons chats destinés aux aigles pêcheurs. Il arrive à nous en un temps record à la seule forçe de ses godets en plastique élimés en guise de rames. La rencontre est amicale, joyeuse et faites de pitreries bien rôdées pour les touristes. Simon fait son marché dans la barque, où, entre les cuisses de Gérard, attendent de bons petits poissons frais. La barque est composée d'une plante qui pousse sous l'eau du lac. La tige de cette plante est très légère et assemblée à d'autres, permet la flottabilité des petites barques. Toutefois, les barques ont une durée de vie de quelques mois seulement.
Simon pense acheter 5 poissons... donc 5 essais de photos -Non non Simon ! Achète tout le poisson ! Suis pas une pro moi !!
Et Simon de me répondre : - Ha ha ha ! Mais Cécile... les aigles... ils mangeront pas 50 poissons de toute façon !
-Ben vi c'est vrai aussi ça... oups!
Le moteur est remis en route et nous prenons le large du lac avec 15 poissons dans la barque. Pourvu qu'ils crèvent de faim les aigles, je me dis en silence Parce que l'exercice est super compliqué la première fois, même pour les pros
La barque s'immobilise. Simon siffle pour appeler les aigles.
-Et ho ! Attends ! c'huis pô prête moi !! Bon voyons... vitesse, diaphragme, iso pffffffff...
Trop tard, l'aigle arrive plein gaz dans le sens du vent, majestueux et immense. Simon doit lui jeter le poisson pour ne pas tromper le rapace. Paf !! Il est plus là Sur la barque on se marre bien, mais pas moi
Simon m'aide pour le deuxième poisson en utilisant la technique de la MAP sur le poisson à l'eau et le 5.4.3.2.1 : rafale.
Résultat :
L'aigle n' a plus faim, il ne reviendra pas, et nous récupérons le troisième poisson flotteur.
Sur la barque il y en a un qui fait carton plein et se moque bien : Lucas. Pas de 5.4.3.2.1, il fait comme il le sent et le résultat suspend le 350d au dessus de l'eau quelques secondes
Pygargue vocifère (aigle pêcheur), Haliaeetus vocifer, African Fish Eagle Photo de Lucas Suivi de ma meilleur photo
Il reste 13 poissons pour deux couple d'aigles situés plus loin sur le lac. Malgré tous mes efforts, ceux de Simon et des aigles pas trop gourmands car déjà gavés par d'autres apprentis photographes dans la journée et une lumière du soir sans soleil qui ne m'aide pas, toutes les photos, soit 112, iront à la poubelle
Pour moi les aigles pêcheurs de Baringo c'est encore trop tôt. Ils sont à ma portée photographique comme ça :
Cécile, peut-être que les photos des aigles ne sont pas terribles, mais : 1-ton récit est super vivant et drôle, on a bien ri 2-ton récit est d'une sincérité parfaite, ce n'est pas comme certains qui présentent de jolies photos sans dire dans quelles circonstances elles ont été faites
Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 09:46 AM ▲ Top ▼ Bottom
ATTENTION, lire ceci : Pour consulter confortablement ce fil, vous devez impérativement trier les messages PAR DATE. Cette option est proposée en tête de page 3 lignes au dessus de ce commentaire.
Récit de mon quatrième safari au Kenya.
Un safari photo nommé SAFARI " CARTON PLEIN "
(D'après l'expression favorite de mon guide)
Fiche technique :
-Durée : 13 jours
-Lieu : Baringo (1j)
Samburu (7j)
Nakuru (5j)
-Agence : Melting pot safari : Simon Chebon et Tony Crocetta
-Tarif : globalement dans la moyenne des autres safaristes avec des avantages certains ( 4x4 - Francophonie - Professionnalisme - Expérience du terrain, de la faune et flore et de la photographie pointue etc..)
-Transport par mes soins : Air France et Kenya Airways.
Strasbourg/Nairobi/Strasbourg (via Paris)
Tarif très abordable face à la concurrence.
-Mes objectifs : photographier des oiseaux à Baringo et Samburu, des léopards et lions à Samburu et spécial hyènes only à Nakuru.
-Matériel photographique : Canon EOS 350D, grip, 2 batteries, objectif EF 400 f:5.6 L, objectif 18/55, monopode .
Autonomie testée en condition de camping :
-Chargeur de batteries sur 4x4
-4 batteries 2hbl
-CF: 16 giga en tout
-nettoyage : un chiffon microfibre, une poire pour souffler.
-Sac Lowepro Mini Trekker Classic et "sac poubelle" étanche pour la poussière.
Ensemble matériel-autonomie testé : résultat moyen (voir carnet de voyage)
Météo : Baringo, tempéré
Samburu, très chaud (30-36), beaucoup de poussière
Nakuru, tempéré à froid, beaucoup de poussière
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 10:07 AM ▲ Top ▼ Bottom
Mercredi 4 juillet : les sacs sont prêts et comme d'habitude, nous consacrons 20kg de notre poids autorisé à l'acheminement d'habits pour les enfants en privilégiant chaussettes et polaires qui leur font défaut, et un bon sac d'antibiotiques préparé par mon médecin et ses confrères.
Direction l'aéroport de Strasbourg, puis Paris. On croise les doigts, et les sacs passent tous malgré un surpoids de 5kg. Ouf!
Nous testons Kenya Airways pour la première fois et l'accident dernier au Sénégal ne me réjouit pas d'avance. 3 avions crashés en 5 ans, ça laisse perplexe
A notre grande surprise, l'avion un Boeing 777 est tout neuf et dispose d'un confort moderne. Nous décollons avec 1h de retard mais qu'importe, nous sommes en vacances et notre si cher Kenya nous tend les bras.
En route pour l'aventure !
Edit : si vous vous y rendez, ils m'ont demandé des livres en français niveau maternelle à CM2 car les enfants apprennent le français à l'école sans manuel, et ils ne trouvent pas de livres à lire dans le commerce (à part des dicos) pour que les enfants travaillent à la maison . Merci !
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Posted by Catherine Lanneluc on July, 19th 2007 at 10:21 AM ▲ Top ▼ Bottom
Je me régale d'avance
heu, ça veut dire quoi: "ensemble testé, résultat moyen"
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Posted by Bernard BLESL on July, 19th 2007 at 10:24 AM ▲ Top ▼ Bottom
tout pareil que ma blonde !
Au turf !
Bernard
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 10:50 AM ▲ Top ▼ Bottom
Le vol est à la hauteur de l'accueil Kenyan. On nous propose toute la nuit à boire et à manger à volonté. Les vidéos sont toutes récentes et Lucas se régale avec "Eragone" puis "Une nuit au musée". Moi je sombre rapidement pour me réveiller lorsque nous survolons le Soudan. Une petite pensée et un soupir à travers le hublot pour ces gens en dessous de nous qui souffrent cruellement de la guerre du Darfour.
et direction Baringo avec 5 heures de routes et de pistes à la Kenyane.
.
Jeudi 5 juillet On récupère nos bagages rapidement , on règle notre visa de 40€ /personne (sauf pour les enfants inscrits sur votre passeport avant leurs 14 ans ; c'est gratuit ).
Puis on sort chercher Julius, notre chauffeur qui doit nous acheminer, ainsi que le 4x4 tout neuf jusqu'à Baringo où Simon nous attend de pied ferme pour 13h30. Un homme avec un panneau " safari spécial hyènes " attire mon attention et c'est ma première crise de rire du voyage. Sacré Simon ! Il l'a dit , il l'a fait !
Je salue le Kenya au nom de tous ceux qui me l'ont demandé, et tout spécialement pour René qui vit un moment difficile de la vie en ce moment
Nous passons d'abord chez Vicky, l'adorable femme de Simon pour prendre un bon petit déj. à la Kényane et charger notre matériel pour 15 jours.
Les samosas de Vicky sont un vrai régal mais pas autant que les beaux yeux de leur petite fille âgée de 7 mois. Un peu apeurée par nos visages de Mzungu, Lucas lui redonnera vite le sourire.
Vicky nous truffe le 4x4 de douceurs, bonbons, samosas, gâteaux, jus de fruits pour le voyage jusqu'à Baringo et on pourrait tenir un siège 3 jours sans sortir du véhicule
A 8h30 nous prenons la route. Nous sortons de Nairobi avec un ciel couvert. Les gens courent, s'affairent, comme dans toutes les grandes villes du monde, mis à part qu'ici, les marabouts, aigles et hérons les accompagnent dans leur travail.
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 11:03 AM ▲ Top ▼ Bottom
Vers midi le soleil sort enfin de sa cachette, et pour se faire pardonner, il chauffe, chauffe et chauffe. Nous approchons de Baringo et déjà les pistes ont remplacé les routes.
et je serre les dents en silence . Lucas finit sa nuit à l'arrière et c'est tant mieux. Car si moi je me contrôle , lulu a vraiment eu très peur en Décembre lors de notre chute avec le bus dans la rivière de Masaï Mara.
Nous devons traverser une rivière pour la première fois et mon coeur ce met soudain à battre la chamade sûrement en souvenir de Décembre dernier. Je me rassure comme je peux
Le véhicule qui passe devant nous traverse sans encombres, malgré le courant fort, ce qui me rassure définitivement. Notre traversée se passe bien et nous reprenons la piste, dernière ligne droite avant notre arrivée à Baringo.
Photos derrière la vitre...
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 11:22 AM ▲ Top ▼ Bottom
Merci à Catherine qui suit et assure déjà la correction orthographique derrière moi
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Posted by Alain ABBADIE on July, 19th 2007 at 12:04 AM ▲ Top ▼ Bottom
Ca commence bien...
Je sens que le Kenya va encore t'occuper pas mal de temps.
Et re-bienvenue parmi nous Cécile.
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 01:32 PM ▲ Top ▼ Bottom
Merci Bernard et Alain
Tant mieux ! Je me régale de ces scènes de vie que j'adore tant pendant les transferts : chèvres et vaches qui broutent libres en bord de piste, femmes qui portent leur fardeau quotidien (l'eau), ânes qui somnolent devant les maisons ou se déchirent les muscles courageusement pour tirer une charrette de meubles en bois ; sans parler de ces authentiques petites échopes de bord de routes, destinées aux locaux plus qu'aux touristes. On y trouve des fruits, des légumes, des épis de maïs grillés, du miel, du charbon, de l'herbe fraîchement coupée et surtout l'incontournable caisse de coca-cola
Ben oui, le Kenya est la capitale de coca- cola. Pas un mur, pas une affiche pour vous le faire oublier, même dans les plus petits villages.
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Baringo n'est plus qu' à 30 minutes et je me régale déjà de sa réputation de haut lieu de l'ornithologie. Pies grièches fiscales , à dos gris, choucadors de tous bords, aigles des steppes, souimangas, rolliers à long brins, corbeaux pies etc.. nous ouvrent la route.
Je suis surprise par l'authenticité de l'endroit : pas de touristes, pas de minibus
13h30 nous arrivons à Baringo et faisons la connaissance de Simon, même si ce n'est pas tout à fait vrai puisque nous discutons déjà ensemble sur Skype presque tous les soirs depuis le mois de Février. Nous nous installons au Robert's camp et partons faire une visite guidée à pied autour du camp. Simon est originaire de Baringo, donc aucune question sur le lieux ou la faune ET la flore ne lui résiste.
Le matériel photo est prêt et je fais mes premières photos pendant cette promenade.
Notre bungalow dans Robert's camp et la vue du lac depuis le ponton du camp.
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 01:46 PM ▲ Top ▼ Bottom
Pendant la promenade nous croisons des dizaines d'oiseaux colorés et un croco bien sympa qui nous laisse approcher à moins de 20m sans montrer la moindre agressivité.
Pie-grièche à dos gris, Lanius excubitoroides, Grey-backed fiscal
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 02:02 PM ▲ Top ▼ Bottom
Simon nous explique la vie du village, son histoire et ses ressources naturelles. Autrefois village de pêcheur Baringo a souffert du manque de poisson et vit aujourd'hui grâce au bétail, quelques cultures céréalières, le bétail et le miel.
). Ils montent nus dans l'arbre pour faire la récolte afin que les abeilles ne s'introduisent pas dans les vêtements pour piquer.
-Le miel est récolté dans des demi-troncs d'arbre refermés accrochés dans des accacias. Les hommes utilisent un fumoir contenant des feuilles d'un arbre que les abeilles n'aiment pas (désolé pour le nom, je l'ai zappé
-Le poisson pêché est fumé sous une plaque de métal et la chaleur provient d'un four en terre alimenté en bois.
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Posted by Freefox Laxenaire thierry on July, 19th 2007 at 02:42 PM ▲ Top ▼ Bottom
Jambo Cécile,
Sitôt rentré et illico le carnet de voyage!
Fichtre
Le mien sur l'Andalousie fait trois photos, j'ai comme l'impression que le tient sera de trois CENT!
Je sent que tu vas me faire regretter de n'être pas venu....turlututu
Le début m'a l'air très convivial, c'est super ça!
Oh miam miam, un croque Odile servit dans une soupe de lentilles d'eau. Bande de gourmand va!
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 03:47 PM ▲ Top ▼ Bottom
Salut Renard !
C'est facile lorsque tu as rédigé tes journées sur un carnet de voyage chaque soir. Pour les photos aussi puisque j'écris au fur et à mesure que j'avance dans le traitement.
Turlutu on regrette toujours de ne pas avoir été au Kenya
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Posted by Yvon Delbecque on July, 19th 2007 at 07:05 PM ▲ Top ▼ Bottom
Cécile, je sens que ça va être super ce récit. Et moi qui suis là bas dans 3 semaines, je ne tiens plus.
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 08:58 PM ▲ Top ▼ Bottom
Alors encore un petit bout pour faire patienter Yvon.
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Après la petite promenade à pieds fort agréable, nous embarquons à bord d'une barque à moteur pour ce que je redoute le plus ; hein Yvon !
Faire des photos des fameux AIGLES PECHEURS DE BARINGO.
Mais avant d'aller à leur rencontre, nous longeons lentement les bords du lac. Quel spectacle ! Des oiseaux partout ! Des martins pêcheurs de toutes sortes, des tisserins en pagaille, des guêpiers, des hérons, des jacanas etc...
Simon connaît chaque place, chaque espèce s'y trouvant, leurs habitudes alimentaires, leurs nom en français, en anglais et le nom binominal. L'écouter partager avec nous son petit coin de Paradis, avec tant de passion est un vrai moment de bonheur pour les oreilles. On en oublie qu'il y a quelques heures nous étions encore dans l'avion.
Quelques oiseaux rencontrés pendant la balade sur l'eau.
- Tisserin à dos d'or, Ploceus jacksoni Golden-backed Weaver
- Martin-pêcheur huppé, Alcedo cristata, Malachite Kingfischer
- Jacana d'Afrique, Actophilornis africanus, African Jacana
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 09:06 PM ▲ Top ▼ Bottom
Le lac est peu profond (environ 2m 50) l'eau est très brune et les paysages dans les mêmes tons rouges, superbes ! Malheureusement pour nous, le temps tourne au gris. Des enfants jouent au bord de l'eau.
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 09:23 PM ▲ Top ▼ Bottom
Au loin nous aperçevons une petite barque qui est bientôt suivie par d'autres. Je me doute de suite qu'il s'agit du célèbre et mondialement connu : Gérard d'Abboville
. LE pêcheur et vendeur officiel de poissons chats destinés aux aigles pêcheurs. Il arrive à nous en un temps record à la seule forçe de ses godets en plastique élimés en guise de rames. La rencontre est amicale, joyeuse et faites de pitreries bien rôdées pour les touristes. Simon fait son marché dans la barque, où, entre les cuisses de Gérard, attendent de bons petits poissons frais. La barque est composée d'une plante qui pousse sous l'eau du lac. La tige de cette plante est très légère et assemblée à d'autres, permet la flottabilité des petites barques. Toutefois, les barques ont une durée de vie de quelques mois seulement.
Gérard d'Abboville et ses compères :
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 09:44 PM ▲ Top ▼ Bottom
Simon pense acheter 5 poissons... donc 5 essais de photos
Mais Cécile... les aigles... ils mangeront pas 50 poissons de toute façon !
Parce que l'exercice est super compliqué la première fois, même pour les pros
pffffffff...
-Non non Simon ! Achète tout le poisson ! Suis pas une pro moi !!
Et Simon de me répondre :
- Ha ha ha !
-Ben vi c'est vrai aussi ça... oups!
Le moteur est remis en route et nous prenons le large du lac avec 15 poissons dans la barque. Pourvu qu'ils crèvent de faim les aigles, je me dis en silence
La barque s'immobilise. Simon siffle pour appeler les aigles.
-Et ho ! Attends ! c'huis pô prête moi !!
Bon voyons... vitesse, diaphragme, iso
Trop tard, l'aigle arrive plein gaz dans le sens du vent, majestueux et immense. Simon doit lui jeter le poisson pour ne pas tromper le rapace.
Paf !! Il est plus là
Sur la barque on se marre bien, mais pas moi
Simon m'aide pour le deuxième poisson en utilisant la technique de la MAP sur le poisson à l'eau et le 5.4.3.2.1 : rafale.
Résultat :
L'aigle n' a plus faim, il ne reviendra pas, et nous récupérons le troisième poisson flotteur.
Sur la barque il y en a un qui fait carton plein et se moque bien : Lucas. Pas de 5.4.3.2.1, il fait comme il le sent et le résultat suspend le 350d au dessus de l'eau quelques secondes
Pygargue vocifère (aigle pêcheur), Haliaeetus vocifer, African Fish Eagle
Photo de Lucas
Suivi de ma meilleur photo
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Posted by Cécile BH on July, 19th 2007 at 09:58 PM ▲ Top ▼ Bottom
Il reste 13 poissons pour deux couple d'aigles situés plus loin sur le lac.
:
Malgré tous mes efforts, ceux de Simon et des aigles pas trop gourmands car déjà gavés par d'autres apprentis photographes dans la journée et une lumière du soir sans soleil qui ne m'aide pas, toutes les photos, soit 112, iront à la poubelle
Pour moi les aigles pêcheurs de Baringo c'est encore trop tôt. Ils sont à ma portée photographique comme ça
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Posted by Catherine Lanneluc on July, 20th 2007 at 06:45 PM ▲ Top ▼ Bottom
Cécile, peut-être que les photos des aigles ne sont pas terribles, mais :
1-ton récit est super vivant et drôle, on a bien ri
2-ton récit est d'une sincérité parfaite, ce n'est pas comme certains qui présentent de jolies photos sans dire dans quelles circonstances elles ont été faites
La suiiiiitte !!!!
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