Avec quels objectifs faire des photos d’animaux dans leur milieu naturel : conseils de base pour débutants
Quelques remarques subjectives à destination de ceux qui ne sont pas encore équipés…
Je prendrai le plus souvent comme exemple le matériel Canon, que je connais le mieux, mais il y a d’autres choix de qualité dans d’autres marques.
Bernard a déjà présenté avec brio des explications très détaillées sur la photo en safari de type « africain », orienté « oiseaux ».
Je vais essayer de compléter en étant sans doute un peu plus généraliste et plus besogneux dans la forme, et en me consacrant principalement aux objectifs... Je laisse de côté le cas particulier de la macro que je ne pratique pas suffisamment. Il y a des spécialistes sur le site qui pourront contribuer sur ce point.
Attention, il s’agit donc d’expliquer simplement les choses, mais je peux avoir fait des erreurs dans ma présentation et je ne prétends pas être exhaustif, je corrigerai le cas échéant les erreurs.
1. La supériorité du réflex :
Certains sont capables, et ont l’opportunité dans leur environnement de faire des photos d’animaux avec un matériel simple : compacts, ou bridges, sans même recourir au réflex.
Il n’en reste pas moins que la plus grande diversité de possibilités est offerte avec l’achat d’un réflex.
Le réflex permet une meilleure visée, une mise en œuvre plus rapide, un grand choix d’objectifs et, en général, une meilleure qualité optique. Evidemment, ceci au prix d’un coût qui n’est pas négligeable.
2. La souplesse du numérique :
Je me limiterai à quelques remarques, la pratique de la photo numérique et de ses avantages étant largement répandue.
L’utilisation est facile, le coût à l’usage beaucoup plus réduit que le film (si un ordinateur est déjà disponible bien sûr), la qualité d’image est égale ou supérieure au film, et le choix en matériel est extrêmement large. La pérennité du choix en matière de film argentique n’est pas, au surplus, garantie.
Il me semble qu’un boitier réflex à partir de 6 ou 8 millions de pixels permet de satisfaire la plupart des utilisateurs.
Par ailleurs, réaliser des photos d’animaux en liberté nécessite souvent des prises de vues tôt le matin ou en fin de journée, au moment où la lumière est la moins intense, et donc de recourir aux hautes sensibilités. Or, le numérique permet aujourd’hui d’avoir d’excellentes images à 400, 800, voire à 1600 iso. Ceci permet de faire des images dans des conditions qui étaient irréalistes il y 5 ou 6 ans avec l’argentique.
A l’occasion du renouvellement (trop) fréquent du matériel numérique, il n’est pas trop difficile de trouver des boitiers d’occasion performants à des prix intéressants. Dans la marque Canon, que je prendrai comme exemple mais c’est vrai d’autres marques, il y a par exemple en ce mois d’avril 2007 des boitiers disponibles ici ou là assez facilement dans les modèles à 6 ou 8 millions de pixels (300D, 350D, 10D, 20D…). Il est possible de trouver des boitiers numériques en bon état à partir de 300 ou 350 euros.
Je conseille aux débutants, même s’ils disposent de moyens financiers substantiels, de commencer avec un matériel assez simple, dont ils puissent maîtriser le fonctionnement facilement, permettant d’obtenir rapidement des résultats de qualité. Chez Canon, en ce mois d’avril 2007, je pense par exemple que le 400 D est un excellent choix pour un boitier neuf.
Il y a évidemment dans les modèles haut de gamme des caractéristiques de haut niveau sur la rapidité de l’autofocus, les cadences moteur et celles du capteur et des traitements informatiques des fichiers, mais il faut payer très cher pour y accéder, et un minimum de connaissances et d’expérience pour en tirer parti.
3. Le point essentiel : les objectifs :
Les boitiers, en ces temps numériques, évoluent assez vite. Alors même que, pourtant, leurs caractéristiques leur permettent déjà de dépasser l’argentique en qualité, il est tentant, et coûteux, de changer son boitier tous les 3 ou 4 ans pour bénéficier des avancées notamment en matière de capteur. Ce n’est pas comme il y a quelques années, lorsqu’un boitier était acheté comme un « investissement » qui pouvait servir pendant une dizaine d’années. Aujourd’hui, en cinq ans, le matériel de prise de vue apparaît comme obsolète en comparaison des derniers modèles sortis, malgré ses qualités.
S’il faut choisir, il est donc préférable de dépenser d’abord pour les objectifs, qui eux, ont une perennité plus grande. Et cela tombe bien, parce qu’en animalier, les besoins en matière de longues focales peuvent facilement vous attirer vers des dépenses vertigineuses.
3.1. Quelles focales ? :
La première réalité dont il faut s’imprégner, c’est que sauf cas particulier (affût, grands animaux dans les réserves africaines, capacités de camouflage et d’approche d’indien sioux….) le photographe a toujours l’impression d’être trop loin.
Traditionnellement, à l’époque des argentiques, on considérait que la focale de 300 mm, soit l’équivalent d’un grossissement de 5 fois, constituait la première étape en matière de téléobjectif (le 50 mm étant la focale « normale » sans grossissement, il suffit de diviser la focale par 50 pour obtenir le facteur de grossissement…).
Aujourd’hui, la situation des animaliers s’est améliorée avec l’apparition des petits capteurs, qui ont introduit un facteur de grossissement supplémentaire des sujets. Capteurs 1,3 et 1,6 chez Canon (qui fonctionne comme un convertisseur augmentant de 30% ou de 60% la focale), ou capteur 1,5 chez Nikon par exemple. Un objectif de 300 mm devient, sur un Canon 400 D et son capteur 1,6, un objectif « rapprochant » comme un 480 mm
Il n’en reste pas moins que cette focale de 300 mm est restée la moyenne pour débuter en matière de photo animalière, mais en ce qui me concerne, je considèrerais plutôt le 400 mm comme la focale la plus polyvalente.
Pour simplifier et plutôt qu’un long discours, je résumerai de façon subjective l’utilisation des focales de la façon suivante (encore une fois, je fais exception de l’affût et des utilisations en camouflage, pour lesquels certaines ou certain(e)s peuvent faire de belles images avec des focales à partir de 100 mm) :
- 200 mm : photos de groupe de grands mammifères africains, images de mammifères dans leur milieu (plans larges) - 300 mm : grands mammifères, oiseaux de bonne taille dans les grands parcs africains, petits oiseaux très familiers - 400 mm : mammifères, oiseaux peu farouches ou dans des zones protégées, - 500 mm et plus : tous mammifères et oiseaux, avec des possibilités de gros plans pour les mammifères.
Les caractéristiques d’un objectif sont constituées essentiellement par son « ouverture » et sa longueur focale, cette dernière venant juste d’être évoquée.
L’ouverture indique, de façon chiffrée, la taille du diaphragme qui laisse passer au travers de l’objectif la lumière jusqu’au capteur.
Ces chiffres ont été normalisés et sont constitués par des multiples de la racine carrée de deux, soit : 1,4, 2, 2,8, 4, 5,6, 8, 11, 16, 22, 32, 64…(je suis au maximum là, donc ne me demandez pas pourquoi…). La mention de l’ouverture est précédée de la lettre f. Donc f /1,4, f / 2, f /2, 8 etc… (vous avez compris…).
Plus le chiffre est petit, plus l’ouverture maximale est grande. F/2,8 correspond donc à une grande ouverture, f/22 à une petite ouverture.
Plus l’ouverture est grande, plus il est possible de laisser passer la lumière.
Plus la lumière est libre de passer, plus il est possible de faire des images avec une quantité de lumière limitée.
En effet, pour recevoir la quantité de lumière qui permet de faire une image bien exposée (ni trop claire, ni trop sombre), il faut combiner deux paramètres : l’ouverture de l’objectif, et la vitesse d’obturation (1/60, 1/125, 1/250…). La vitesse d’obturation, c’est la durée pendant laquelle on permet à la lumière de passer par l’ouverture du diaphragme de l’objectif.
Ainsi, lorsqu’il est possible, en fonction de la lumière disponible, de faire une image bien exposée au 1/125 à f /5,6, il sera possible également de la faire au 1/250 à f /4. En passant de 1/125 à 1/250, on divise par deux la durée d’exposition à la lumière. Mais comme en passant de f :5,6 à f :4 on laisse passer deux fois plus de lumière, et bien la lumière reçue par le capteur sera équivalente, et la photo exposée de la même façon.
Le chiffre figurant aux côtés de la présentation d’un objectif, ou sur l’objectif lui-même, à côté de la longueur focale, informe de l’ouverture maximale disponible.
Ainsi un f/2 8 de 200 mm est un objectif dont l’ouverture la plus grande est 2,8. Mais bien sûr, il est possible de faire varier le diaphragme selon les valeurs déjà évoquées pour faire rentrer moins de lumière si nécessaire, en fermant à f/4 ou f :5,6, ou f/8 etc…
Pour les zooms, ils n’ont pas toujours une ouverture maximale constante, c’est à dire que leur ouverture varie avec la focale…
Ainsi le zoom 100-400 Canon est présenté avec la mention f/4,5 –5,6… Cela signifie que l’ouverture maximale est de 4,5 à 100 mm, et qu’elle diminue jusqu’à 400 mm où elle n’est que de f/5,6. Là encore ce sont des ouvertures maximales, et les autres diaphragmes sont disponibles (f/8, f/11, f/16…).
Les conséquences :
Le résultat final dépend, même pour la même quantité de lumière reçue, de ces choix de diaphragme et de vitesse :
- la vitesse d’obturation ne doit pas être inférieure à un minimum en deçà duquel l’image sera floue :
Avec un téléobjectif, le principe de base est que, sans appui particulier (trépied, monopied) ou sans stabilisateur, la longueur focale impose une vitesse d’une fraction de seconde identique au chiffre de cette longueur focale… Plus clairement : 300 mm : utilisation du 1/300 (ou 1/250 selon l’échelle normalisée), 500 mm : utilisation du 1/500…). Il s’agit d’éviter l’impact des mouvements du photographe, qui ont d’autant plus de conséquences que la focale est longue.
Au surplus, les animaux, souvent, çà bouge. Et il faut en tenir compte. Si un sujet à peu près immobile permet des images au 1/30 ou au 1/60 de seconde avec un bon appui, il faut bien le 1/250 pour un mammifère qui trottine, et 1/500 au 1/1000 pour des sujets en déplacement à une vitesse moyenne, voire plus (sauf la volonté de rechercher un effet de flou de bougé ou un « filé »…
- le choix du diaphragme a un effet sur la netteté de l’image.
Plus l’ouverture sera petite, plus la zone de netteté, en-deçà ou au-delà du sujet sera grande, c’est ce qu’on appelle la profondeur de champ. Une image prise avec un diaphragme de f/2,8 et au 300 mm par exemple, aura une zone de profondeur de champ très réduite, et d’autant plus réduite que le sujet sera proche… Un oiseau à 3 mètre à f/2,8 aura l’œil et le bec nets, le reste flou, mais un éléphant à 50 mètres aura la la moitié du corps net. Le même oiseau à la même distance, pris avec un diaphragme de f /11, permettra sans doute d’avoir l’oiseau entièrement net (et l’éléphant aussi bien sûr…).
Une grande ouverture, comme f /2,8 ou f/4 avec un 300 mm, permet toutefois, en ne faisant apparaître qu’une zone de netteté réduite, lorsque cette zone de netteté est bien choisie, de mettre en valeur le sujet en l’isolant de son environnement.
Les animaux étant le plus actifs tôt le matin et en fin de journée, l’animalier recherche donc les objectifs qui offrent la plus grande ouverture disponible possible, lui permettant de prendre des images dans les plus mauvaises conditions de luminosité possibles.
On dit souvent de ces objectifs offrant une grande ouverture disponible qu’ils sont « lumineux »…
Ouvertures et téléobjectifs :
Plus la longueur focale est grande, plus il est difficile de construire des objectifs ayant des grandes ouvertures maximales (on parle d’objectifs « lumineux »). En effet, la succession des lentilles d’un 500 mm impose un trajet, entre la lentille frontale de l’objectif et le capteur, d’une quarantaine de centimètres. Il faut donc une lentille frontale et des verres diamètres très larges pour parvenir à faire un 500 mm ayant une ouverture de f /4… ce qui impose un objectif d’environ 4 kg, de quarante centimètres et d’un prix prohibitif.
Alors qu’un 200 mm qui ouvre à f /4 est assez banal et facile à construire, assez compact et pas trop cher.
Par ailleurs, les objectifs très lumineux, qui font l’objet d’utilisations professionnelles (mode, sport, animalier), sont la vitrine des fabricants. Ils ont souvent des qualités optiques supérieures à leurs voisins moins lumineux (mais pas toujours, j’en veux pour preuve par exemple l’excellent f /4 de 300 mm, pas loin du 2,8 de 300 mm chez Canon).
Lors de l’achat d’un objectif, le critère de l’ouverture maximale disponible est donc un critère essentiel. Il a des conséquences sur le poids, l’encombrement et le prix.
L’offre est à peu près la suivante dans les différentes marques (je simplifie bien sûr):
Zooms jusqu’au 200 mm : ouverture maximale de f /4 à 5,6 pour les zooms grand public, de f /2,8 pour les modèles plus onéreux. Zooms jusqu’à 300 mm : ouverture maximale de f /5,6 pour les zooms grand public, de f /4, voire de f /2,8 (je pense uniquement au Sigma 2,8 120-300 mm) pour les modèles haut de gamme. Zooms jusqu’à 400 mm : ouverture maximale de f /5,6 pour les zooms, qui ne sont pas grand public tout de même (compter 1 200 euros minimum), f /4 pour des modèles haut de gamme (chez Nikon par exemple pour l’excellent 200-400).
Focales fixes jusqu’à 200 mm : les fabricants n’en fabriquent plus beaucoup, le bon niveau des zooms 70-200 occupant ce « créneau » . Le standard, lorsqu’il existe, est de f /4, voire f /2,8 à des prix encore abordables (comme le très bon Canon 2,8 200). Focales fixes jusqu’à 300 mm : même remarques, plus beaucoup de modèles, mais de très bons f /4 (Canon, Nikon, Sigma et autres…). Le haut de gamme est constitué par les f /2,8, parmi les meilleurs objectifs sur le plan optique, gros lourds et chers. Focales fixes jusqu’à 400 mm : il est dommage qu’il y ait si peu de modèles, le standard est à f /5,6 (Canon, Nikon et Sigma encore), avec un très beau modèle Minolta à f /4, et les hauts de gamme à f /2,8 (Canon, Nikon), inabordables. Focales fixes jusqu’à 500 mm : les fabricants n’occupent pas le terrain autre que le terrain professionnel, il faut commencer à f /4,5 ou f /4, directement dans le haut de gamme… (Canon, Nikon, Sigma, c’est tout…), sauf à utiliser des objectifs catadioptriques à ouverture fixe à f :8, sans diaphragmes réglables, sans autofocus… Quand donc sera-t-il proposé un f /5,6 de 500 mm à un prix raisonnable ? Il n’y a sans doute pas de vrai marché…
La solution de départ est souvent celle d’un zoom, objectif qui permet de faire varier la focale utilisée en fonction des besoins et du cadrage souhaité.
Si les focales de 70-200 restent un peu limitées avec leur maximal de 200 mm, les focales de 70-300 mm (voire 100-300 mm) permettent déjà de s’initier à la photo animalière, et peuvent être utilisées à d’autres focales plus compatibles avec la photo généraliste (portraits, paysages, instantanés…). On les trouve donc facilement dans l’attirail de l’amateur et du débutant.
Ils sont très abordables, notamment parce que leur luminosité limitée à 300 mm (f /5,6) permet un coût de fabrication raisonnable.
Tous les fabriquants en proposent plusieurs modèles, y compris les fabricants indépendants comme Sigma.
Leur qualité optique est en général bonne, même si, le plus souvent, cette qualité se dégrade lorsqu’on atteint les focales les plus longues, celles précisément qui servent le plus pour la photo animalière (ainsi le Sigma 70-300 Apo, un best seller de la marque, est très bon à 70 mm, mais assez moyen à 300 mm, mais Sigma commercialise un f/:4 de 100-300 très bon sur toutes les focales, plus lourd et plus cher…).
Depuis quelques années, la qualité globale des zooms s’est beaucoup améliorée, et quelques modèles sont très populaires chez les animaliers déjà spécialisés : le 100-400 mm Canon, 80-400 Nikon ou Sigma, et leur qualité optique est très bonne. Ils utilisent également des stabilisateurs optiques qui, même si leurs ouvertures maximales sont limitées à f/5,6 à 400 mm (ce qui reste une ouverture très satisfaisante pour une telle focale), permettent sur des sujets qui ne sont pas en mouvement de faire des photos sans appui jusqu’au 1/60 de seconde en moyenne, là ou la règle est plutôt de ne pas descendre en dessous du 1/500 ou du 1/250.
On peut donc commencer avec des zooms grand public (entre 200 et 300 euros neuf…), voire, pour ceux qui le peuvent, avec des zooms plus spécialisés mais polyvalents comme les 100-400 ou 80-400 (à partir de 1200 ou 1300 euros tout de même…).
3.4. Choisir une focale fixe :
Il y a quelques années, personne n’aurait recommandé un zoom pour l’animalier, tant les focales fixes fournissaient une qualité supérieure.
Cela reste vrai en moyenne, et les fabricants proposent d’excellents objectifs de 300 et 400 mm par exemple.
Alors qu’un zoom qui « monte à » 300 mm ouvre en général à f /5,6 et offre une qualité moyenne à cette focale (distorsion, faiblesse à pleine ouverture, qualité optique moyenne), les objectifs fixes, comme les 300 mm Canon, Nikon ou Sigma, ouvrent à f /4, avec une excellente qualité optique, y compris à la pleine ouverture de f /4. Pour peu qu’ils soient combinés avec un stabilisateur (comme l’excellent 300 mm f / 4 IS de Canon), les possibilités en photographie animalière sont excellentes.
Il faut prévoir, pour un objectif neuf, environ 1000 euros, voire plus.
Il existe aussi, pour une utilisation très spécialisée, des 2,8 300 mm, mais c’est lourd et cher.
De la même façon, existent des 5,6 de 400 mm excellents, y compris à pleine ouverture.
Evidemment, pas de miracle, il faut compter aussi environ 1 000 euros pour de tels objectifs neufs.
Ces objectifs fixes sont assez compacts, très maniables, et constituent un excellent choix pour l’animalier, notamment pour débuter.
Au-delà, c’est un autre monde sur le plan du poids, de l’encombrement et du prix.
Les f /2,8 400 mm, f /4 de 500 mm ou f /4 de 600 mm sont des outils de rêve pour l’animalier.
Ils combinent tout ce qui est nécessaire : une excellente qualité optique dès la pleine ouverture, des focales puissantes pour la prise de vue d’animaux farouches… et de plus en plus, la stabilisation.
Là, le choix se fait plus réduit parmi les marques.
En ce mois d’avril 2007, sauf erreur de ma part, existent par exemple en matière de 500 mm trois modèles :
- le f /4 de 500 mm IS Canon, chouchou des animaliers grâce à sa qualité optique et son stabilisateur, mais il faut compter environ … 6000 euros neuf… - le f /4 de 500 Nikon, excellente qualité optique, mais les nikonistes attendent avec impatience la sortie d’un modèle stabilisé. Même sans stabilisateur, il est encore plus cher que le Canon, - le f /4,5 de Sigma, excellente qualité optique, non stabilisé, mais une alternative sérieuse aux deux autres par son prix, autour de 3500 euros neuf…
Le maximum raisonnable (enfin, non, pas vraiment raisonnable) est la focale de 600 mm, représentée par Canon et Nikon avec chacune un modèle f /4 (stabilisé chez Canon). C’est monstrueusement lourd, cher et encombrant.
Je déconseille les 500 mm ou 600 mm pour les débutants, ils sont énormes (entre 4 et 6 kg), très chers, très encombrants, et d’un usage délicat (la mise au point, même si l’autofocus est là, doit être très précise, il faut jongler en permanence avec le couple diaphragme/vitesse, l’utilisation à main levée est très difficile, et la profondeur de champ est réduite…).
Par contre, après quelques années de maîtrise d’un 300 ou d’un 400 mm, si la passion et les finances le permettent, ils ouvrent des possibilités uniques.
4. Les convertisseurs de focales : à manipuler avec précaution
Ces petits accessoires optiques se montent entre le boitier et l’objectif.
Ils sont essentiellement de deux types (encore ces normes évoquées pour les diaphragmes concernant les multiples de la racine carrée de 2) les convertisseurs 1,4 ou 2 (ces derniers étant appelés communément « doubleurs » (il existe chez Nikon un convertisseur 1,7 également, rien à voir cette fois avec a racine carrée de 2…).
Le convertisseur 1,4 augmente la focale de 40% (il la multiplie par 1,4), et le 2 de 100% (il la multiplie par 2).
Avantages : un 300 mm (qui peut déjà se trouver « musclé » par un capteur 1,3, 1,5 ou 1,6), devient un 420 mm avec le 1,4, et un 600 mm avec le 2.
Inconvénient : un f /4 de 300 mm perd de la luminosité et devient un f /5,6 de 420 mm avec le 1,4, et un f /8 de 600 mm avec le doubleur 2 (un diaphragme est « perdu » avec un 1,4 et deux diaphragmes sont perdus avec un 2).
Par ailleurs, la qualité optique baisse légèrement avec un 1,4, plus nettement avec un 2, et c’est la raison pour laquelle l’usage des convertisseurs est déconseillé sur les zooms dont la qualité n’est pas maximale. Les zooms haut de gamme disposant d’une grande ouverture maximale supportent toutefois assez bien ces convertisseurs (zooms f/2,8 70-200 par exemple).
Avec les focales fixes, ces convertisseurs ouvr ent des possibilités intéressantes.
Beaucoup d’animaliers utilisent par exemple un 1,4 avec le 500 mm (soit une focale résultant de 500 mm X 1,4 = 700 mm), avec des résultats optiques très bon et difficilement discernables d’une utilisation sans convertisseur. Mais il s’agit là d’une utilisation avec les meilleurs objectifs.
Pour ma part, j’évite d’utiliser un doubleur, qui fait perdre trop de luminosité et trop de qualité optique.
Certains photographes ont même monté cumulativement des convertisseurs 1,4 et 2… avec des résultats, disons… visibles…
Mais, combiné par exemple avec un f /4 de 300 mm, un convertisseur 1,4 permet d’obtenir un 420 mm de bonne qualité à des prix encore décents.
Bien que le système soit apparu il y a plus d’une quinzaine d’années dans un zoom grand public Canon (70-300), il ne s’est généralisé que depuis moins de 10 ans. Chez Canon d’abord, et, de façon plus lente, chez Nikon et chez Sigma.
Un bloc optique intégré à l’objectif compense les mouvements du photographe et permet d’être stable à des vitesses plus lentes que celles habituellement considérées comme raisonnables. On estime que le gain est de 2 à 4 valeurs. Ceci signifie que lorsque sans stabilisateur, il est possible de faire une image nette sans appui au 1/250 avec un 300 mm, l’utilisation du stabilisateur permet de faire la même image au 1/60, voire au 1/30 avec le stabilisateur.
Evidemment, le stabilisateur stabilise les mouvements de l’objectif entre les mains du photographe, pas les mouvements éventuels du sujet photographié.
Pour les longues focales, c’est un atout considérable.
Malheureusement, cette amélioration est coûteuse, notamment sur les objectifs dont le coût encore raisonnable subi une augmentation subtantielle lorsqu’apparaît la version stabilisées (par exemple le f /4 70-200 Canon dont la version stabilisée est de 50% plus élevée que la version non stabilisée). Pour les très longues focales, 500 et 600 mm, il n’existe de toutes façons pas plusieurs versions chez les fabricants.
Certains fabricants, comme Minolta, ont inséré le stabilisateur dans le boitier.
Ceci évite la complication technique des stabilisateurs dans les objectifs, et le coût correspondant à multiplier pour chaque objectif. Les fabricants comme Canon, qui ne fournissent les stabilisateurs que dans les objectifs, prétendent que leur système est, bien sûr, plus efficace.
6. Le pare soleil : à utiliser sans précautions
Un mot pour vous dire que cet accessoire, d’autant plus encombrant que la focale est longue, n’est pas décoratif.
Il est là pour éviter les vilains effets optiques de l’arrivée directe des rayons lumineux sur votre lentille frontale.
Au surplus, il protège votre objectif, en constituant une partie protubérante qui encaisse frottements et chocs avec des conséquences autrement moins graves pour le matériel qu’un choc sur l’objectif lui-même ou sa lentille frontale.
7. Les achats d’occasion : des objectifs plus accessibles
Personnellement, j’ai acheté les deux tiers de mes objectifs d’occasion, et ai fait évoluer mon matériel par revente et achats successifs. Je suis donc très favorable à cette façon raisonnée de développer son matériel.
En principe, (je dis en principe car il y a des exceptions, notamment en raison de l’utilisation des stabilisateurs optiques dans certains objectifs), un objectif ne veillit pas et ne s’use pas comme un boitier.
Certains pros utilisent leurs boitiers jusqu’à l’usure, sans que son état extérieur le fasse apparaître, et les contraintes mécaniques sont fortes.
Un objectif, surtout un téléobjectif, un peu lourd et volumineux, montre assez facilement le traitement dont il a été l’objet. Même protégé par des adhésifs de type « gaffer », il est facile de voir si un 300 ou 400 mm (a fortiori sur les plus longues focales) a été utilisé avec soin ou a été brutalisé : griffures (l’adhésif a toutefois pu protéger l’objectif), traces sur la base du pied, rayures de la monture de la bayonnette, état de la lentille frontale et arrière…
Au moment de l’achat, vous pouvez donc juger assez facilement de l’état de l’objectif.
En général, un objectif d’occasion, pour un modèle encore commercialisé, va vous coûter 20% (pour les objectifs en parfait état) à 60% de moins que le même objectif neuf.
Si je fais un bilan rapide, j’ai acheté de cette façon ces 15 dernières années : un 2,8 300 Nikon, un 3,5 400 Nikon, un 4 300 Canon, un 4 300 Canon version stabilisée, un 5,6 400 Canon, un 2,8 de 400 mm Canon, un 4 de 500 IS Canon… sans parler des focales plus courtes… Je n’ai rencontré qu’une seule fois un problème de stabilisateur, qui a été pris en charge par le SAV car l’objectif, bien que d’occasion, était encore sous garantie. Et c’est le seul point où, il me semble, un risque soit apparu sur le marché de l’occasion : les stabilisateurs… mais c’est une autre histoire…
Par ailleurs, et pour limiter les risques, vous pouvez limiter vos achats d’occasion aux professionnels. De nombreux magasins ont un rayon d’occasion et si vous souhaitez un modèle particulier, passer (ou appeler) régulièrement peut vous permettre de trouver l’objectif que vous cherchez à un prix réduit. Le prix sera un peu plus cher chez un professionnel, mais vous bénéfierez d’une garantie sécurisante.
8. Epilogue provisoire : panoplies d’objectifs (les prix portent sur le neuf et l’occasion en moyenne):
Budget minimum : un 70-300, y compris d’occasion (entre 150 et 350 euros)
Budget raisonnable : un f /4 de 300 mm, ou un f/5,6 de 400, à compléter avec un convertisseur 1,4 ; alternative : un 80-400 ou 100-400 stabilisés. (600 à 1500 euros)
Budget confortable : un 70-200 combiné avec un f /4 de 300 ou un f/5,6 de 400 et convertisseur 1,4 (800 à 2000 euros)
Budget de fête : un 70-200 ou un 100-400 (ou 80-400), combiné avec un f /4 ou f /4,5 de 500 et convertisseur 1,4 (3500 à 8000 euros).
Evidemment, on peut toujours remplacer le 500 par un 600 f /4, encore plus lourd et encore plus cher.
Bien qu’en dehors de mon sujet, peu d’animaliers renoncent à un 50 ou un 100 mm macro… au cas où les grosses bêtes seraient absentes (entre 200 et 700 euros)
Je prend bonnes notes, je fais même un copier/coller et hop!... au dessus du bureau ,à potasser un peu tous les jours pour que ça me rentre dans le crâne tous doucement
Je reviens plus tard sur le fil pour des questions... encore merci!
Amicalement
Cécile
ps: Juste une question : Est-ce normal que j'ai l'impression depuis que je cherche à m'équiper, que c'est un peu la "jungle" des objo , des convertisseurs, des zooms ,proposés à la vente. Dés fois je me dis que je ne m'en sortirai jamais
Pour répondre à ta question finale, c'est normal si tu n'as pas de critères de recherche précis. En effet, les fabricants, sur le segment de base des 70-300 par exemple, offrent beaucoup de modèles. Sigma en présente peut être deux par an, Canon a bien produit une dizaine de 70-300 ou 75-300 différents. Parfois, seule l'apparence change un peu. Si tu sais précisément ce que tu veux, et que tu sors des 70-300 de base, ton impression va disparaître... Cherche donc quel objectif fixe de 300 mm ou de 400 mm il est possible de mettre sur un Canon ou sur un Nikon... Il va rester 3 ou 4 possibilités, et la jungle que tu évoques va être bien dépeuplée. Regarde donc quel zoom permet d'aller jusqu'à 400 mm sur ces mêmes boîtiers. Et là aussi, le choix sera très limité. Il faut donc que tu passes la première barrière des connaissances de base du matériel. Plus tu seras informée, plus tu réaliseras que les choix ne sont pas si difficiles, et les alternatives pas si nombreuses...
Tu as raison il faut que je me cultive , sinon ce n'est pas la peine d'investir
Mais j'ai la vilaine manie d'apprendre les choses, en lisant, en pratiquant et en cherchant des infos ; le tout en même temps
Alors si ça ne te dérange pas , je vais poser mes questions ici, au fur et à mesure de ce que j'ai compris de tes explications que tu as bien voulu partager avec nous.
Mon urgence (départ dans 2 mois et demi ) est déjà de compléter le 350D que je viens d'acheter (neuf). J'ai aussi eu la très grande chance d'avoir des amis qui m'ont choisi et trouvé chez un de leurs ami un objectif canon 400mm f/5.6 série L. Merci
Avant d'aller plus loin ,j'ai besoin de préparer ce matèriel à ma formation et à mon départ ; puis je rentrerai enfin dans les questions qui me torturent pour l'instant , à savoir : La technique , la pratique.(C'est comme passer le permis de conduire ) Je ne veux pas acheter un objet x ,alors que l'objet Y aurait été prioritaire pour mon voyage. Aussi ,j'ai une réelle volonté de savoir ce que je dois acheter : grip, batterie, paresoleil,chargeur,tripod,scotch camo ,kit de nettoyage et j'en passe des pires et des meilleurs
Merci pour l'aide que tu (vous)pouvez m'apporter, avant de revenir très vite sur la technique.
Bon achat le 350 D... Bon choix le 400 mm... Tu es déjà je crois bien conseillée... En attendant les questions compliquées, pour les accessoires dans l'ordre d'apparition de ton message : - grip : pourquoi pas, permet une meilleure prise en main, surtout pour un boitier petit comme le 350 D, avec des objectifs un peu long comme le 400 mm. Plus confortable aussi pour les prises de vue en position verticale, - batterie : au moins une ou deux de rechange, - paresoleil : indispensable, parfois fourni avec l'objectif comme pour le 400 mm précité, - chargeur : toujours fourni avec l'appareil, - trépied : oui, mais la mobilité n'est plus la même, le monopied peut être une alternative, - scotch camo, je n'aime pas trop, je lui préfère la solution de luxe de revêtements en néoprène qui ne collent pas, comme sur un 400 mm de ma connaissance, - kit de nettoyage, oui pour le capteur... Je prends toujours en plus de ce genre d'accessoires, un petit tournevis cruciforme pour revisser éventuellement objectifs et boitiers, on ne sait jamais; de grands sacs poubelle pour emballer le matériel, voire le sac à dos photo lui-même et les protéger de la poussière ou de l'eau, et plein de pochettes en tissu pour regrouper pendant le voyage fils, batteries, chargeurs et autres...
Non non, tu peux y aller, je me lasse assez lentement des compliments... Ce n'est tout de même pas complet, il faudrait ajouter la macro et d'autres choses en plus des objectifs (flash, trépieds, rotules...), mais c'est pour cela que nous sommes plusieurs sur le site non ?
Je ne connais pas le grip du 350 D, mais dans celui du 20 D, il y a 2 batteries (au lieu d'une). Je suppose que c'est la même chose sur le 350 D, donc l'autonomie est accrue, mais à mon avis pas plus que si tu utilises une batterie, puis l'autre, sans grip... Mais c'est plus pratique. J'insiste sur l'avantage en utilisation en mode vertical, le grip offre un bouton de déclenchement supplémentaire plus accessible que le bouton initial du boîtier conçu pour une prise verticale (là encore, je me réfère au 20 D mais je pense que c'est la même chose sur le 350 D, à vérifier...).
Pour le monopod ou tripod :En safari ,comme l'a dit Bernard, les photos c'est depuis le 4x4 , ou au camp. (Même si il y a aussi le bateau,l'ulm,la montgolfière,la course à pied et tutti cuanti ) Le floutage des images, est ce qui me fait réellement le plus ch... dans mon choix de reflex non stabilisé (j'avais aussi regarder l'Alpha100 Sony et le K110 Pentax à cause de cela)Si je me contente d'un bean bag dans le 4x4 et d'un monopod au camp cet été ça ira ? Puis-je me servir aussi des appuis naturels? (murs,arbres...) où c'est le flou assuré ?
Comme te le diront Bernard, Catherine et Yvon, le problème, ce n'est pas le 4X4, ce sont les autres occupants du 4X4. Si tu es seule ou avec une personne précautionneuse dans un véhicule, un "bean bag" fera très bien l'affaire. Le problème, ce sont les possibles autres occupants qui bougent... Je pense effectivement qu'un monopied fera l'affaire lorsque tu seras en dehors du véhicule. Oui, tout appui est bon à prendre, mais pour les murs, il ne faut pas trop y compter dans la nature, quant aux arbres, ils n'offrent le plus souvent qu'un certain appui latéral, qui peut compléter le monopied d'ailleurs... Donc à mon avis, sac de haricots et monopied, c'est le plus simple, le moins cher, le moins encombrant et c'est efficace. Evidemment, 400 iso recommandé, voire 800 sans hésiter lorsque la lumière faiblit, le 350 D s'en sort fort bien... Si tu utilises un 400 mm, il faudra aussi pouvoir compléter avec des focales un peu plus courtes, sans doute avec ton bridge qu'il faudra prendre aussi...
Pas de problèmes de places dans 4x4 ; on est que deux et chacun occupé par son apn . Donc je cherche un monopod pliant et pour le bean bag il y en a dans le véhicule. Bien noté pour les iso , mais de toutes façons il y a un petit stage intensif de prévu à Paris avec le groupe "BYC" Sympa ! Je vais brûler tous ce qu'il me reste encore de carte mémoire neuronale vide je pense
Question nulle mais utile : Le 400 mesure combien exactement; pour l'achat d'un sac à dos spécifique.
Un monopode coulissant, pas pliant... Prends un Manfrotto, et si possible au carbone (plus léger...). Pour le 400 mm : 90 mm de diamètre (un peu plus avec sa jolie combinaison camo en néoprène) et 257 mm de longueur (5 mm de plus je pense avec le filtre de protection qui est dessus et qui le restera). 1, 250 kg. Et bonne chance pour le stage...
Ok merci pour tous ces conseils...je me met en chasse dés demain.Si tu (vous)voyez autre chose d'essentiel à ce voyage en Afrique n'hésitez pas à me le dire
Ah si !: Certain sacs ont un support monopod ,d'autres pas...il doit aller en soute ou il peut suivreen cabine fixé sur le sac?
Ben quoi, 1; 2 kg, c'est léger... Le 100-400 fait plus d'1, 5 kg... et je ne te parle pas des tromblons... DE (BONNES) JUMELLES... Voilà ce qui est essentiel à mon sens..., voire indispensable. Pour le monopode, je ne sais pas si cela passe en cabine maintenant avec la parano généralisée...
Le monopode, ça tient très bien dans une valise ou un sac avec des vêtement autour, ça ne vaut pas la peine de prendre le risque de se le voir refuser en cabine...
Pour le stage BYC, faudra prévoir les dates, sinon ça risque de se résumer à un stage Y...
Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 01:04 PM ▲ Top ▼ Bottom
Avec quels objectifs faire des photos d’animaux dans leur milieu naturel : conseils de base pour débutants
Quelques remarques subjectives à destination de ceux qui ne sont pas encore équipés…
Je prendrai le plus souvent comme exemple le matériel Canon, que je connais le mieux, mais il y a d’autres choix de qualité dans d’autres marques.
Bernard a déjà présenté avec brio des explications très détaillées sur la photo en safari de type « africain », orienté « oiseaux ».
Je vais essayer de compléter en étant sans doute un peu plus généraliste et plus besogneux dans la forme, et en me consacrant principalement aux objectifs... Je laisse de côté le cas particulier de la macro que je ne pratique pas suffisamment. Il y a des spécialistes sur le site qui pourront contribuer sur ce point.
Attention, il s’agit donc d’expliquer simplement les choses, mais je peux avoir fait des erreurs dans ma présentation et je ne prétends pas être exhaustif, je corrigerai le cas échéant les erreurs.
1. La supériorité du réflex :
Certains sont capables, et ont l’opportunité dans leur environnement de faire des photos d’animaux avec un matériel simple : compacts, ou bridges, sans même recourir au réflex.
Il n’en reste pas moins que la plus grande diversité de possibilités est offerte avec l’achat d’un réflex.
Le réflex permet une meilleure visée, une mise en œuvre plus rapide, un grand choix d’objectifs et, en général, une meilleure qualité optique. Evidemment, ceci au prix d’un coût qui n’est pas négligeable.
2. La souplesse du numérique :
Je me limiterai à quelques remarques, la pratique de la photo numérique et de ses avantages étant largement répandue.
L’utilisation est facile, le coût à l’usage beaucoup plus réduit que le film (si un ordinateur est déjà disponible bien sûr), la qualité d’image est égale ou supérieure au film, et le choix en matériel est extrêmement large. La pérennité du choix en matière de film argentique n’est pas, au surplus, garantie.
Il me semble qu’un boitier réflex à partir de 6 ou 8 millions de pixels permet de satisfaire la plupart des utilisateurs.
Par ailleurs, réaliser des photos d’animaux en liberté nécessite souvent des prises de vues tôt le matin ou en fin de journée, au moment où la lumière est la moins intense, et donc de recourir aux hautes sensibilités. Or, le numérique permet aujourd’hui d’avoir d’excellentes images à 400, 800, voire à 1600 iso. Ceci permet de faire des images dans des conditions qui étaient irréalistes il y 5 ou 6 ans avec l’argentique.
A l’occasion du renouvellement (trop) fréquent du matériel numérique, il n’est pas trop difficile de trouver des boitiers d’occasion performants à des prix intéressants. Dans la marque Canon, que je prendrai comme exemple mais c’est vrai d’autres marques, il y a par exemple en ce mois d’avril 2007 des boitiers disponibles ici ou là assez facilement dans les modèles à 6 ou 8 millions de pixels (300D, 350D, 10D, 20D…). Il est possible de trouver des boitiers numériques en bon état à partir de 300 ou 350 euros.
Je conseille aux débutants, même s’ils disposent de moyens financiers substantiels, de commencer avec un matériel assez simple, dont ils puissent maîtriser le fonctionnement facilement, permettant d’obtenir rapidement des résultats de qualité. Chez Canon, en ce mois d’avril 2007, je pense par exemple que le 400 D est un excellent choix pour un boitier neuf.
Il y a évidemment dans les modèles haut de gamme des caractéristiques de haut niveau sur la rapidité de l’autofocus, les cadences moteur et celles du capteur et des traitements informatiques des fichiers, mais il faut payer très cher pour y accéder, et un minimum de connaissances et d’expérience pour en tirer parti.
3. Le point essentiel : les objectifs :
Les boitiers, en ces temps numériques, évoluent assez vite. Alors même que, pourtant, leurs caractéristiques leur permettent déjà de dépasser l’argentique en qualité, il est tentant, et coûteux, de changer son boitier tous les 3 ou 4 ans pour bénéficier des avancées notamment en matière de capteur. Ce n’est pas comme il y a quelques années, lorsqu’un boitier était acheté comme un « investissement » qui pouvait servir pendant une dizaine d’années. Aujourd’hui, en cinq ans, le matériel de prise de vue apparaît comme obsolète en comparaison des derniers modèles sortis, malgré ses qualités.
S’il faut choisir, il est donc préférable de dépenser d’abord pour les objectifs, qui eux, ont une perennité plus grande. Et cela tombe bien, parce qu’en animalier, les besoins en matière de longues focales peuvent facilement vous attirer vers des dépenses vertigineuses.
3.1. Quelles focales ? :
La première réalité dont il faut s’imprégner, c’est que sauf cas particulier (affût, grands animaux dans les réserves africaines, capacités de camouflage et d’approche d’indien sioux….) le photographe a toujours l’impression d’être trop loin.
Traditionnellement, à l’époque des argentiques, on considérait que la focale de 300 mm, soit l’équivalent d’un grossissement de 5 fois, constituait la première étape en matière de téléobjectif (le 50 mm étant la focale « normale » sans grossissement, il suffit de diviser la focale par 50 pour obtenir le facteur de grossissement…).
Aujourd’hui, la situation des animaliers s’est améliorée avec l’apparition des petits capteurs, qui ont introduit un facteur de grossissement supplémentaire des sujets. Capteurs 1,3 et 1,6 chez Canon (qui fonctionne comme un convertisseur augmentant de 30% ou de 60% la focale), ou capteur 1,5 chez Nikon par exemple. Un objectif de 300 mm devient, sur un Canon 400 D et son capteur 1,6, un objectif « rapprochant » comme un 480 mm
Il n’en reste pas moins que cette focale de 300 mm est restée la moyenne pour débuter en matière de photo animalière, mais en ce qui me concerne, je considèrerais plutôt le 400 mm comme la focale la plus polyvalente.
Pour simplifier et plutôt qu’un long discours, je résumerai de façon subjective l’utilisation des focales de la façon suivante (encore une fois, je fais exception de l’affût et des utilisations en camouflage, pour lesquels certaines ou certain(e)s peuvent faire de belles images avec des focales à partir de 100 mm) :
- 200 mm : photos de groupe de grands mammifères africains, images de mammifères dans leur milieu (plans larges)
- 300 mm : grands mammifères, oiseaux de bonne taille dans les grands parcs africains, petits oiseaux très familiers
- 400 mm : mammifères, oiseaux peu farouches ou dans des zones protégées,
- 500 mm et plus : tous mammifères et oiseaux, avec des possibilités de gros plans pour les mammifères.
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 01:12 PM ▲ Top ▼ Bottom
3.2. Luminosité et ouverture :
Tentative d’explication :
Les caractéristiques d’un objectif sont constituées essentiellement par son « ouverture » et sa longueur focale, cette dernière venant juste d’être évoquée.
L’ouverture indique, de façon chiffrée, la taille du diaphragme qui laisse passer au travers de l’objectif la lumière jusqu’au capteur.
Ces chiffres ont été normalisés et sont constitués par des multiples de la racine carrée de deux, soit : 1,4, 2, 2,8, 4, 5,6, 8, 11, 16, 22, 32, 64…(je suis au maximum là, donc ne me demandez pas pourquoi…). La mention de l’ouverture est précédée de la lettre f. Donc f /1,4, f / 2, f /2, 8 etc… (vous avez compris…).
Plus le chiffre est petit, plus l’ouverture maximale est grande. F/2,8 correspond donc à une grande ouverture, f/22 à une petite ouverture.
Plus l’ouverture est grande, plus il est possible de laisser passer la lumière.
Plus la lumière est libre de passer, plus il est possible de faire des images avec une quantité de lumière limitée.
En effet, pour recevoir la quantité de lumière qui permet de faire une image bien exposée (ni trop claire, ni trop sombre), il faut combiner deux paramètres : l’ouverture de l’objectif, et la vitesse d’obturation (1/60, 1/125, 1/250…). La vitesse d’obturation, c’est la durée pendant laquelle on permet à la lumière de passer par l’ouverture du diaphragme de l’objectif.
Ainsi, lorsqu’il est possible, en fonction de la lumière disponible, de faire une image bien exposée au 1/125 à f /5,6, il sera possible également de la faire au 1/250 à f /4.
En passant de 1/125 à 1/250, on divise par deux la durée d’exposition à la lumière. Mais comme en passant de f :5,6 à f :4 on laisse passer deux fois plus de lumière, et bien la lumière reçue par le capteur sera équivalente, et la photo exposée de la même façon.
Le chiffre figurant aux côtés de la présentation d’un objectif, ou sur l’objectif lui-même, à côté de la longueur focale, informe de l’ouverture maximale disponible.
Ainsi un f/2 8 de 200 mm est un objectif dont l’ouverture la plus grande est 2,8. Mais bien sûr, il est possible de faire varier le diaphragme selon les valeurs déjà évoquées pour faire rentrer moins de lumière si nécessaire, en fermant à f/4 ou f :5,6, ou f/8 etc…
Pour les zooms, ils n’ont pas toujours une ouverture maximale constante, c’est à dire que leur ouverture varie avec la focale…
Ainsi le zoom 100-400 Canon est présenté avec la mention f/4,5 –5,6… Cela signifie que l’ouverture maximale est de 4,5 à 100 mm, et qu’elle diminue jusqu’à 400 mm où elle n’est que de f/5,6. Là encore ce sont des ouvertures maximales, et les autres diaphragmes sont disponibles (f/8, f/11, f/16…).
Les conséquences :
Le résultat final dépend, même pour la même quantité de lumière reçue, de ces choix de diaphragme et de vitesse :
- la vitesse d’obturation ne doit pas être inférieure à un minimum en deçà duquel l’image sera floue :
Avec un téléobjectif, le principe de base est que, sans appui particulier (trépied, monopied) ou sans stabilisateur, la longueur focale impose une vitesse d’une fraction de seconde identique au chiffre de cette longueur focale… Plus clairement : 300 mm : utilisation du 1/300 (ou 1/250 selon l’échelle normalisée), 500 mm : utilisation du 1/500…). Il s’agit d’éviter l’impact des mouvements du photographe, qui ont d’autant plus de conséquences que la focale est longue.
Au surplus, les animaux, souvent, çà bouge. Et il faut en tenir compte. Si un sujet à peu près immobile permet des images au 1/30 ou au 1/60 de seconde avec un bon appui, il faut bien le 1/250 pour un mammifère qui trottine, et 1/500 au 1/1000 pour des sujets en déplacement à une vitesse moyenne, voire plus (sauf la volonté de rechercher un effet de flou de bougé ou un « filé »…
- le choix du diaphragme a un effet sur la netteté de l’image.
Plus l’ouverture sera petite, plus la zone de netteté, en-deçà ou au-delà du sujet sera grande, c’est ce qu’on appelle la profondeur de champ. Une image prise avec un diaphragme de f/2,8 et au 300 mm par exemple, aura une zone de profondeur de champ très réduite, et d’autant plus réduite que le sujet sera proche… Un oiseau à 3 mètre à f/2,8 aura l’œil et le bec nets, le reste flou, mais un éléphant à 50 mètres aura la la moitié du corps net. Le même oiseau à la même distance, pris avec un diaphragme de f /11, permettra sans doute d’avoir l’oiseau entièrement net (et l’éléphant aussi bien sûr…).
Une grande ouverture, comme f /2,8 ou f/4 avec un 300 mm, permet toutefois, en ne faisant apparaître qu’une zone de netteté réduite, lorsque cette zone de netteté est bien choisie, de mettre en valeur le sujet en l’isolant de son environnement.
Les animaux étant le plus actifs tôt le matin et en fin de journée, l’animalier recherche donc les objectifs qui offrent la plus grande ouverture disponible possible, lui permettant de prendre des images dans les plus mauvaises conditions de luminosité possibles.
On dit souvent de ces objectifs offrant une grande ouverture disponible qu’ils sont « lumineux »…
Ouvertures et téléobjectifs :
Plus la longueur focale est grande, plus il est difficile de construire des objectifs ayant des grandes ouvertures maximales (on parle d’objectifs « lumineux »). En effet, la succession des lentilles d’un 500 mm impose un trajet, entre la lentille frontale de l’objectif et le capteur, d’une quarantaine de centimètres. Il faut donc une lentille frontale et des verres diamètres très larges pour parvenir à faire un 500 mm ayant une ouverture de f /4… ce qui impose un objectif d’environ 4 kg, de quarante centimètres et d’un prix prohibitif.
Alors qu’un 200 mm qui ouvre à f /4 est assez banal et facile à construire, assez compact et pas trop cher.
Par ailleurs, les objectifs très lumineux, qui font l’objet d’utilisations professionnelles (mode, sport, animalier), sont la vitrine des fabricants. Ils ont souvent des qualités optiques supérieures à leurs voisins moins lumineux (mais pas toujours, j’en veux pour preuve par exemple l’excellent f /4 de 300 mm, pas loin du 2,8 de 300 mm chez Canon).
Lors de l’achat d’un objectif, le critère de l’ouverture maximale disponible est donc un critère essentiel. Il a des conséquences sur le poids, l’encombrement et le prix.
L’offre est à peu près la suivante dans les différentes marques (je simplifie bien sûr):
Zooms jusqu’au 200 mm : ouverture maximale de f /4 à 5,6 pour les zooms grand public, de f /2,8 pour les modèles plus onéreux.
Zooms jusqu’à 300 mm : ouverture maximale de f /5,6 pour les zooms grand public, de f /4, voire de f /2,8 (je pense uniquement au Sigma 2,8 120-300 mm) pour les modèles haut de gamme.
Zooms jusqu’à 400 mm : ouverture maximale de f /5,6 pour les zooms, qui ne sont pas grand public tout de même (compter 1 200 euros minimum), f /4 pour des modèles haut de gamme (chez Nikon par exemple pour l’excellent 200-400).
Focales fixes jusqu’à 200 mm : les fabricants n’en fabriquent plus beaucoup, le bon niveau des zooms 70-200 occupant ce « créneau » . Le standard, lorsqu’il existe, est de f /4, voire f /2,8 à des prix encore abordables (comme le très bon Canon 2,8 200).
Focales fixes jusqu’à 300 mm : même remarques, plus beaucoup de modèles, mais de très bons f /4 (Canon, Nikon, Sigma et autres…). Le haut de gamme est constitué par les f /2,8, parmi les meilleurs objectifs sur le plan optique, gros lourds et chers.
Focales fixes jusqu’à 400 mm : il est dommage qu’il y ait si peu de modèles, le standard est à f /5,6 (Canon, Nikon et Sigma encore), avec un très beau modèle Minolta à f /4, et les hauts de gamme à f /2,8 (Canon, Nikon), inabordables.
Focales fixes jusqu’à 500 mm : les fabricants n’occupent pas le terrain autre que le terrain professionnel, il faut commencer à f /4,5 ou f /4, directement dans le haut de gamme… (Canon, Nikon, Sigma, c’est tout…), sauf à utiliser des objectifs catadioptriques à ouverture fixe à f :8, sans diaphragmes réglables, sans autofocus… Quand donc sera-t-il proposé un f /5,6 de 500 mm à un prix raisonnable ? Il n’y a sans doute pas de vrai marché…
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 01:14 PM ▲ Top ▼ Bottom
3.3. Choisir un zoom :
La solution de départ est souvent celle d’un zoom, objectif qui permet de faire varier la focale utilisée en fonction des besoins et du cadrage souhaité.
Si les focales de 70-200 restent un peu limitées avec leur maximal de 200 mm, les focales de 70-300 mm (voire 100-300 mm) permettent déjà de s’initier à la photo animalière, et peuvent être utilisées à d’autres focales plus compatibles avec la photo généraliste (portraits, paysages, instantanés…). On les trouve donc facilement dans l’attirail de l’amateur et du débutant.
Ils sont très abordables, notamment parce que leur luminosité limitée à 300 mm (f /5,6) permet un coût de fabrication raisonnable.
Tous les fabriquants en proposent plusieurs modèles, y compris les fabricants indépendants comme Sigma.
Leur qualité optique est en général bonne, même si, le plus souvent, cette qualité se dégrade lorsqu’on atteint les focales les plus longues, celles précisément qui servent le plus pour la photo animalière (ainsi le Sigma 70-300 Apo, un best seller de la marque, est très bon à 70 mm, mais assez moyen à 300 mm, mais Sigma commercialise un f/:4 de 100-300 très bon sur toutes les focales, plus lourd et plus cher…).
Depuis quelques années, la qualité globale des zooms s’est beaucoup améliorée, et quelques modèles sont très populaires chez les animaliers déjà spécialisés : le 100-400 mm Canon, 80-400 Nikon ou Sigma, et leur qualité optique est très bonne. Ils utilisent également des stabilisateurs optiques qui, même si leurs ouvertures maximales sont limitées à f/5,6 à 400 mm (ce qui reste une ouverture très satisfaisante pour une telle focale), permettent sur des sujets qui ne sont pas en mouvement de faire des photos sans appui jusqu’au 1/60 de seconde en moyenne, là ou la règle est plutôt de ne pas descendre en dessous du 1/500 ou du 1/250.
On peut donc commencer avec des zooms grand public (entre 200 et 300 euros neuf…), voire, pour ceux qui le peuvent, avec des zooms plus spécialisés mais polyvalents comme les 100-400 ou 80-400 (à partir de 1200 ou 1300 euros tout de même…).
3.4. Choisir une focale fixe :
Il y a quelques années, personne n’aurait recommandé un zoom pour l’animalier, tant les focales fixes fournissaient une qualité supérieure.
Cela reste vrai en moyenne, et les fabricants proposent d’excellents objectifs de 300 et 400 mm par exemple.
Alors qu’un zoom qui « monte à » 300 mm ouvre en général à f /5,6 et offre une qualité moyenne à cette focale (distorsion, faiblesse à pleine ouverture, qualité optique moyenne), les objectifs fixes, comme les 300 mm Canon, Nikon ou Sigma, ouvrent à f /4, avec une excellente qualité optique, y compris à la pleine ouverture de f /4. Pour peu qu’ils soient combinés avec un stabilisateur (comme l’excellent 300 mm f / 4 IS de Canon), les possibilités en photographie animalière sont excellentes.
Il faut prévoir, pour un objectif neuf, environ 1000 euros, voire plus.
Il existe aussi, pour une utilisation très spécialisée, des 2,8 300 mm, mais c’est lourd et cher.
De la même façon, existent des 5,6 de 400 mm excellents, y compris à pleine ouverture.
Evidemment, pas de miracle, il faut compter aussi environ 1 000 euros pour de tels objectifs neufs.
Ces objectifs fixes sont assez compacts, très maniables, et constituent un excellent choix pour l’animalier, notamment pour débuter.
Au-delà, c’est un autre monde sur le plan du poids, de l’encombrement et du prix.
Les f /2,8 400 mm, f /4 de 500 mm ou f /4 de 600 mm sont des outils de rêve pour l’animalier.
Ils combinent tout ce qui est nécessaire : une excellente qualité optique dès la pleine ouverture, des focales puissantes pour la prise de vue d’animaux farouches… et de plus en plus, la stabilisation.
Là, le choix se fait plus réduit parmi les marques.
En ce mois d’avril 2007, sauf erreur de ma part, existent par exemple en matière de 500 mm trois modèles :
- le f /4 de 500 mm IS Canon, chouchou des animaliers grâce à sa qualité optique et son stabilisateur, mais il faut compter environ … 6000 euros neuf…
- le f /4 de 500 Nikon, excellente qualité optique, mais les nikonistes attendent avec impatience la sortie d’un modèle stabilisé. Même sans stabilisateur, il est encore plus cher que le Canon,
- le f /4,5 de Sigma, excellente qualité optique, non stabilisé, mais une alternative sérieuse aux deux autres par son prix, autour de 3500 euros neuf…
Le maximum raisonnable (enfin, non, pas vraiment raisonnable) est la focale de 600 mm, représentée par Canon et Nikon avec chacune un modèle f /4 (stabilisé chez Canon). C’est monstrueusement lourd, cher et encombrant.
Je déconseille les 500 mm ou 600 mm pour les débutants, ils sont énormes (entre 4 et 6 kg), très chers, très encombrants, et d’un usage délicat (la mise au point, même si l’autofocus est là, doit être très précise, il faut jongler en permanence avec le couple diaphragme/vitesse, l’utilisation à main levée est très difficile, et la profondeur de champ est réduite…).
Par contre, après quelques années de maîtrise d’un 300 ou d’un 400 mm, si la passion et les finances le permettent, ils ouvrent des possibilités uniques.
4. Les convertisseurs de focales : à manipuler avec précaution
Ces petits accessoires optiques se montent entre le boitier et l’objectif.
Ils sont essentiellement de deux types (encore ces normes évoquées pour les diaphragmes concernant les multiples de la racine carrée de 2) les convertisseurs 1,4 ou 2 (ces derniers étant appelés communément « doubleurs » (il existe chez Nikon un convertisseur 1,7 également, rien à voir cette fois avec a racine carrée de 2…).
Le convertisseur 1,4 augmente la focale de 40% (il la multiplie par 1,4), et le 2 de 100% (il la multiplie par 2).
Avantages : un 300 mm (qui peut déjà se trouver « musclé » par un capteur 1,3, 1,5 ou 1,6), devient un 420 mm avec le 1,4, et un 600 mm avec le 2.
Inconvénient : un f /4 de 300 mm perd de la luminosité et devient un f /5,6 de 420 mm avec le 1,4, et un f /8 de 600 mm avec le doubleur 2 (un diaphragme est « perdu » avec un 1,4 et deux diaphragmes sont perdus avec un 2).
Par ailleurs, la qualité optique baisse légèrement avec un 1,4, plus nettement avec un 2, et c’est la raison pour laquelle l’usage des convertisseurs est déconseillé sur les zooms dont la qualité n’est pas maximale. Les zooms haut de gamme disposant d’une grande ouverture maximale supportent toutefois assez bien ces convertisseurs (zooms f/2,8 70-200 par exemple).
Avec les focales fixes, ces convertisseurs ouvr ent des possibilités intéressantes.
Beaucoup d’animaliers utilisent par exemple un 1,4 avec le 500 mm (soit une focale résultant de 500 mm X 1,4 = 700 mm), avec des résultats optiques très bon et difficilement discernables d’une utilisation sans convertisseur. Mais il s’agit là d’une utilisation avec les meilleurs objectifs.
Pour ma part, j’évite d’utiliser un doubleur, qui fait perdre trop de luminosité et trop de qualité optique.
Certains photographes ont même monté cumulativement des convertisseurs 1,4 et 2… avec des résultats, disons… visibles…
Mais, combiné par exemple avec un f /4 de 300 mm, un convertisseur 1,4 permet d’obtenir un 420 mm de bonne qualité à des prix encore décents.
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 01:16 PM ▲ Top ▼ Bottom
5. La stabilisation : un atout indiscutable
Bien que le système soit apparu il y a plus d’une quinzaine d’années dans un zoom grand public Canon (70-300), il ne s’est généralisé que depuis moins de 10 ans. Chez Canon d’abord, et, de façon plus lente, chez Nikon et chez Sigma.
Un bloc optique intégré à l’objectif compense les mouvements du photographe et permet d’être stable à des vitesses plus lentes que celles habituellement considérées comme raisonnables. On estime que le gain est de 2 à 4 valeurs. Ceci signifie que lorsque sans stabilisateur, il est possible de faire une image nette sans appui au 1/250 avec un 300 mm, l’utilisation du stabilisateur permet de faire la même image au 1/60, voire au 1/30 avec le stabilisateur.
Evidemment, le stabilisateur stabilise les mouvements de l’objectif entre les mains du photographe, pas les mouvements éventuels du sujet photographié.
Pour les longues focales, c’est un atout considérable.
Malheureusement, cette amélioration est coûteuse, notamment sur les objectifs dont le coût encore raisonnable subi une augmentation subtantielle lorsqu’apparaît la version stabilisées (par exemple le f /4 70-200 Canon dont la version stabilisée est de 50% plus élevée que la version non stabilisée). Pour les très longues focales, 500 et 600 mm, il n’existe de toutes façons pas plusieurs versions chez les fabricants.
Certains fabricants, comme Minolta, ont inséré le stabilisateur dans le boitier.
Ceci évite la complication technique des stabilisateurs dans les objectifs, et le coût correspondant à multiplier pour chaque objectif. Les fabricants comme Canon, qui ne fournissent les stabilisateurs que dans les objectifs, prétendent que leur système est, bien sûr, plus efficace.
6. Le pare soleil : à utiliser sans précautions
Un mot pour vous dire que cet accessoire, d’autant plus encombrant que la focale est longue, n’est pas décoratif.
Il est là pour éviter les vilains effets optiques de l’arrivée directe des rayons lumineux sur votre lentille frontale.
Au surplus, il protège votre objectif, en constituant une partie protubérante qui encaisse frottements et chocs avec des conséquences autrement moins graves pour le matériel qu’un choc sur l’objectif lui-même ou sa lentille frontale.
7. Les achats d’occasion : des objectifs plus accessibles
Personnellement, j’ai acheté les deux tiers de mes objectifs d’occasion, et ai fait évoluer mon matériel par revente et achats successifs. Je suis donc très favorable à cette façon raisonnée de développer son matériel.
En principe, (je dis en principe car il y a des exceptions, notamment en raison de l’utilisation des stabilisateurs optiques dans certains objectifs), un objectif ne veillit pas et ne s’use pas comme un boitier.
Certains pros utilisent leurs boitiers jusqu’à l’usure, sans que son état extérieur le fasse apparaître, et les contraintes mécaniques sont fortes.
Un objectif, surtout un téléobjectif, un peu lourd et volumineux, montre assez facilement le traitement dont il a été l’objet. Même protégé par des adhésifs de type « gaffer », il est facile de voir si un 300 ou 400 mm (a fortiori sur les plus longues focales) a été utilisé avec soin ou a été brutalisé : griffures (l’adhésif a toutefois pu protéger l’objectif), traces sur la base du pied, rayures de la monture de la bayonnette, état de la lentille frontale et arrière…
Au moment de l’achat, vous pouvez donc juger assez facilement de l’état de l’objectif.
En général, un objectif d’occasion, pour un modèle encore commercialisé, va vous coûter 20% (pour les objectifs en parfait état) à 60% de moins que le même objectif neuf.
Si je fais un bilan rapide, j’ai acheté de cette façon ces 15 dernières années : un 2,8 300 Nikon, un 3,5 400 Nikon, un 4 300 Canon, un 4 300 Canon version stabilisée, un 5,6 400 Canon, un 2,8 de 400 mm Canon, un 4 de 500 IS Canon… sans parler des focales plus courtes…
Je n’ai rencontré qu’une seule fois un problème de stabilisateur, qui a été pris en charge par le SAV car l’objectif, bien que d’occasion, était encore sous garantie. Et c’est le seul point où, il me semble, un risque soit apparu sur le marché de l’occasion : les stabilisateurs… mais c’est une autre histoire…
Par ailleurs, et pour limiter les risques, vous pouvez limiter vos achats d’occasion aux professionnels. De nombreux magasins ont un rayon d’occasion et si vous souhaitez un modèle particulier, passer (ou appeler) régulièrement peut vous permettre de trouver l’objectif que vous cherchez à un prix réduit. Le prix sera un peu plus cher chez un professionnel, mais vous bénéfierez d’une garantie sécurisante.
8. Epilogue provisoire : panoplies d’objectifs (les prix portent sur le neuf et l’occasion en moyenne):
Budget minimum : un 70-300, y compris d’occasion (entre 150 et 350 euros)
Budget raisonnable : un f /4 de 300 mm, ou un f/5,6 de 400, à compléter avec un convertisseur 1,4 ; alternative : un 80-400 ou 100-400 stabilisés. (600 à 1500 euros)
Budget confortable : un 70-200 combiné avec un f /4 de 300 ou un f/5,6 de 400 et convertisseur 1,4 (800 à 2000 euros)
Budget de fête : un 70-200 ou un 100-400 (ou 80-400), combiné avec un f /4 ou f /4,5 de 500 et convertisseur 1,4 (3500 à 8000 euros).
Evidemment, on peut toujours remplacer le 500 par un 600 f /4, encore plus lourd et encore plus cher.
Bien qu’en dehors de mon sujet, peu d’animaliers renoncent à un 50 ou un 100 mm macro… au cas où les grosses bêtes seraient absentes (entre 200 et 700 euros)
XB
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Posted by Cécile BH on April, 09th 2007 at 02:40 PM ▲ Top ▼ Bottom
Houlala!
Merci Xavier!!
Je prend bonnes notes, je fais même un copier/coller et hop!... au dessus du bureau ,à potasser un peu tous les jours pour que ça me rentre dans le crâne tous doucement
Je reviens plus tard sur le fil pour des questions... encore merci!
Amicalement
Cécile
ps: Juste une question : Est-ce normal que j'ai l'impression depuis que je cherche à m'équiper, que c'est un peu la "jungle" des objo , des convertisseurs, des zooms ,proposés à la vente. Dés fois je me dis que je ne m'en sortirai jamais
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 02:55 PM ▲ Top ▼ Bottom
Pour répondre à ta question finale, c'est normal si tu n'as pas de critères de recherche précis.
En effet, les fabricants, sur le segment de base des 70-300 par exemple, offrent beaucoup de modèles. Sigma en présente peut être deux par an, Canon a bien produit une dizaine de 70-300 ou 75-300 différents. Parfois, seule l'apparence change un peu.
Si tu sais précisément ce que tu veux, et que tu sors des 70-300 de base, ton impression va disparaître...
Cherche donc quel objectif fixe de 300 mm ou de 400 mm il est possible de mettre sur un Canon ou sur un Nikon... Il va rester 3 ou 4 possibilités, et la jungle que tu évoques va être bien dépeuplée.
Regarde donc quel zoom permet d'aller jusqu'à 400 mm sur ces mêmes boîtiers. Et là aussi, le choix sera très limité.
Il faut donc que tu passes la première barrière des connaissances de base du matériel. Plus tu seras informée, plus tu réaliseras que les choix ne sont pas si difficiles, et les alternatives pas si nombreuses...
Amicalement,
Xavier
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Posted by Cécile BH on April, 09th 2007 at 03:44 PM ▲ Top ▼ Bottom
Tu as raison il faut que je me cultive , sinon ce n'est pas la peine d'investir
Merci
, à savoir : La technique , la pratique.(C'est comme passer le permis de conduire
)
Mais j'ai la vilaine manie d'apprendre les choses, en lisant, en pratiquant et en cherchant des infos ; le tout en même temps
Alors si ça ne te dérange pas , je vais poser mes questions ici, au fur et à mesure de ce que j'ai compris de tes explications que tu as bien voulu partager avec nous.
Mon urgence (départ dans 2 mois et demi ) est déjà de compléter le 350D que je viens d'acheter (neuf). J'ai aussi eu la très grande chance d'avoir des amis qui m'ont choisi et trouvé chez un de leurs ami un objectif canon 400mm f/5.6 série L.
Avant d'aller plus loin ,j'ai besoin de préparer ce matèriel à ma formation et à mon départ ; puis je rentrerai enfin dans les questions qui me torturent pour l'instant
Je ne veux pas acheter un objet x ,alors que l'objet Y aurait été prioritaire pour mon voyage. Aussi ,j'ai une réelle volonté de savoir ce que je dois acheter : grip, batterie, paresoleil,chargeur,tripod,scotch camo ,kit de nettoyage et j'en passe des pires et des meilleurs
Merci pour l'aide que tu (vous)pouvez m'apporter, avant de revenir très vite sur la technique.
Amicalement,
Cécile
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 04:12 PM ▲ Top ▼ Bottom
Bon achat le 350 D...
Bon choix le 400 mm...
Tu es déjà je crois bien conseillée...
En attendant les questions compliquées, pour les accessoires dans l'ordre d'apparition de ton message :
- grip : pourquoi pas, permet une meilleure prise en main, surtout pour un boitier petit comme le 350 D, avec des objectifs un peu long comme le 400 mm. Plus confortable aussi pour les prises de vue en position verticale,
- batterie : au moins une ou deux de rechange,
- paresoleil : indispensable, parfois fourni avec l'objectif comme pour le 400 mm précité,
- chargeur : toujours fourni avec l'appareil,
- trépied : oui, mais la mobilité n'est plus la même, le monopied peut être une alternative,
- scotch camo, je n'aime pas trop, je lui préfère la solution de luxe de revêtements en néoprène qui ne collent pas, comme sur un 400 mm de ma connaissance,
- kit de nettoyage, oui pour le capteur...
Je prends toujours en plus de ce genre d'accessoires, un petit tournevis cruciforme pour revisser éventuellement objectifs et boitiers, on ne sait jamais; de grands sacs poubelle pour emballer le matériel, voire le sac à dos photo lui-même et les protéger de la poussière ou de l'eau, et plein de pochettes en tissu pour regrouper pendant le voyage fils, batteries, chargeurs et autres...
Amicalement,
Xavier
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Posted by Bernard BLESL on April, 09th 2007 at 06:02 PM ▲ Top ▼ Bottom
Superbe travail, Xavier, tu étais/es trop modeste, c'est bien au dessus de ma pochade sur la zoziotesque photographie safarienne !
C'est complet, intéressant, bien écrit, je vais arrêter, je voudrais pas te faire rougir...
Encore une fois, du super Xavier !
Amitiés
BL, qui serait jaloux si c'était dans sa nature mais on sait bien que non (quoique...)
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 06:38 PM ▲ Top ▼ Bottom
Non non, tu peux y aller, je me lasse assez lentement des compliments...
Ce n'est tout de même pas complet, il faudrait ajouter la macro et d'autres choses en plus des objectifs (flash, trépieds, rotules...), mais c'est pour cela que nous sommes plusieurs sur le site non ?
Amitiés,
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Posted by Cécile BH on April, 09th 2007 at 06:52 PM ▲ Top ▼ Bottom
Merci Xavier.
Pour le grip: Est-il vrai qu' il permet d'avoir une grande autonomie de batterie ?( Toujours ce petit problème de trouver de l'éléctricité en safari)
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 07:17 PM ▲ Top ▼ Bottom
Je ne connais pas le grip du 350 D, mais dans celui du 20 D, il y a 2 batteries (au lieu d'une). Je suppose que c'est la même chose sur le 350 D, donc l'autonomie est accrue, mais à mon avis pas plus que si tu utilises une batterie, puis l'autre, sans grip... Mais c'est plus pratique. J'insiste sur l'avantage en utilisation en mode vertical, le grip offre un bouton de déclenchement supplémentaire plus accessible que le bouton initial du boîtier conçu pour une prise verticale (là encore, je me réfère au 20 D mais je pense que c'est la même chose sur le 350 D, à vérifier...).
Xavier
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Posted by Cécile BH on April, 09th 2007 at 07:32 PM ▲ Top ▼ Bottom
Ok pour le grip.
)
Pour le monopod ou tripod :En safari ,comme l'a dit Bernard, les photos c'est depuis le 4x4 , ou au camp. (Même si il y a aussi le bateau,l'ulm,la montgolfière,la course à pied et tutti cuanti
Le floutage des images, est ce qui me fait réellement le plus ch... dans mon choix de reflex non stabilisé (j'avais aussi regarder l'Alpha100 Sony et le K110 Pentax à cause de cela)Si je me contente d'un bean bag dans le 4x4 et d'un monopod au camp cet été ça ira ? Puis-je me servir aussi des appuis naturels? (murs,arbres...) où c'est le flou assuré ?
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 07:44 PM ▲ Top ▼ Bottom
Comme te le diront Bernard, Catherine et Yvon, le problème, ce n'est pas le 4X4, ce sont les autres occupants du 4X4.
Si tu es seule ou avec une personne précautionneuse dans un véhicule, un "bean bag" fera très bien l'affaire. Le problème, ce sont les possibles autres occupants qui bougent...
Je pense effectivement qu'un monopied fera l'affaire lorsque tu seras en dehors du véhicule. Oui, tout appui est bon à prendre, mais pour les murs, il ne faut pas trop y compter dans la nature, quant aux arbres, ils n'offrent le plus souvent qu'un certain appui latéral, qui peut compléter le monopied d'ailleurs...
Donc à mon avis, sac de haricots et monopied, c'est le plus simple, le moins cher, le moins encombrant et c'est efficace. Evidemment, 400 iso recommandé, voire 800 sans hésiter lorsque la lumière faiblit, le 350 D s'en sort fort bien... Si tu utilises un 400 mm, il faudra aussi pouvoir compléter avec des focales un peu plus courtes, sans doute avec ton bridge qu'il faudra prendre aussi...
Xavier
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Posted by Cécile BH on April, 09th 2007 at 08:01 PM ▲ Top ▼ Bottom
Pas de problèmes de places dans 4x4 ; on est que deux et chacun occupé par son apn .
Donc je cherche un monopod pliant et pour le bean bag il y en a dans le véhicule.
Sympa ! Je vais brûler tous ce qu'il me reste encore de carte mémoire neuronale vide je pense
: Le 400 mesure combien exactement; pour l'achat d'un sac à dos spécifique.
Bien noté pour les iso , mais de toutes façons il y a un petit stage intensif de prévu à Paris avec le groupe "BYC"
Question nulle mais utile
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 08:07 PM ▲ Top ▼ Bottom
Un monopode coulissant, pas pliant... Prends un Manfrotto, et si possible au carbone (plus léger...).
Pour le 400 mm : 90 mm de diamètre (un peu plus avec sa jolie combinaison camo en néoprène) et 257 mm de longueur (5 mm de plus je pense avec le filtre de protection qui est dessus et qui le restera). 1, 250 kg. Et bonne chance pour le stage...
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Posted by Cécile BH on April, 09th 2007 at 08:17 PM ▲ Top ▼ Bottom
1.250kg ???
mffffffff...
Ok merci pour tous ces conseils...je me met en chasse dés demain.Si tu (vous)voyez autre chose d'essentiel à ce voyage en Afrique n'hésitez pas à me le dire
Ah si !: Certain sacs ont un support monopod ,d'autres pas...il doit aller en soute ou il peut suivreen cabine fixé sur le sac?
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Posted by Xavier Blanc on April, 09th 2007 at 08:22 PM ▲ Top ▼ Bottom
Ben quoi, 1; 2 kg, c'est léger... Le 100-400 fait plus d'1, 5 kg... et je ne te parle pas des tromblons...
DE (BONNES) JUMELLES... Voilà ce qui est essentiel à mon sens..., voire indispensable.
Pour le monopode, je ne sais pas si cela passe en cabine maintenant avec la parano généralisée...
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Posted by Catherine Lanneluc on April, 10th 2007 at 01:22 PM ▲ Top ▼ Bottom
Hello everybody
Le monopode, ça tient très bien dans une valise ou un sac avec des vêtement autour, ça ne vaut pas la peine de prendre le risque de se le voir refuser en cabine...
Pour le stage BYC, faudra prévoir les dates, sinon ça risque de se résumer à un stage Y...
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Posted by Cécile BH on April, 10th 2007 at 07:08 PM ▲ Top ▼ Bottom
Comme je suis l'invitée
j'attend vos dates, et que le matériel soit prêt aussi
...et je préfererai un stage BYC
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